Publié le mercredi 2 août 2017 17:00 | Mis à jour le mercredi 2 août 2017 14:48

Le marché immobilier se porte très bien : Il y a consensus chez les courtiers locaux

Jean Lacaille

MANIWAKI - Martin St-Jacques, Luc Baker, François Lafrenière s’ententent pour dire que le Bilan des ventes d’unifamiliales par MRC publié par JLR, Solutions foncières pour le premier semestre de 2017 est réaliste et reflète en grande partie ce qui se déroule véritablement sur le terrain.

Dans la matinée de lundi, nous avons déjeuné avec les courtiers Martin St-Jacques et Luc Baker au Resto Bar Le Rabaska à Maniwaki. «C’est au bord de l’eau que ça se passe. Les gens recherchent une place tranquille sur le bord d’un lac et ils paient le prix pour se l’approprier. Les acheteurs proviennent, en grande partie, de la région Ottawa-Gatineau. Ils sont originaires de la Vallée-de-la-Gatineau et y reviennent après de longues années d’absence. Ils nous disent que nous sommes des privilégiés d’avoir pu gagner notre vie dans notre belle région», affirme Martin St-Jacques et Luc Baker qui sont également d’accord sur le fait que l’économie régionale va bien.

«Il est clair que l’acheteur ne partira pas d’Ottawa pour venir s’établir à Maniwaki. Il recherche le bord de l’eau. Et plus souvent qu’autrement, il s’en sert comme chalet où il revient trois ou quatre fois par été. Le prix médian de 130 500 $ est réaliste. Mais certaines propriétés dépassent cette moyenne publiée dans le rapport de JLR.»

Les taux d’intérêts sont avantageux

Depuis au moins un an et demi, les taux d’intérêt se maintiennent. «Mais vous savez comme moi que les gens négatifs parlent toujours plus fort que le gens positifs. Nous vivons dans une région à faire rêver où les bijoux de sites sont nombreux. C’est d’ailleurs ce qui étonne constamment nos clients. Depuis janvier dernier, pas moins de 135 transactions de vente ont été enregistrées. C’est phénoménal ! Et ceux qui croient que le marché est meilleur à Mont-Laurier seront surpris d’apprendre que ce n’est véritablement pas le cas. Le marché est meilleur ici, et de loin en plus.»

Les deux courtiers s’entendent pour dire qu’il faut arrêter de se comparer. Il y a de nombreux touristes autour des lacs de la Vallée-de-la-Gatineau. «Il faut s’en préoccuper. Leur présenter des offres. Ils seront toujours preneurs. En restauration, par exemple, j’ai fait la promotion de mon restaurant auprès de cette clientèle-cible et le résultat est vraiment positif. Je n’ai jamais vu autant de gens au restaurant cet été. C’est vraiment la preuve qu’il faut compter sur nos moyens et que nous avons les outils pour revigorer l’économie régionale», poursuit Martin St-Jacques.

Même son de cloche

Selon le courtier François Lafrenière, le bilan de JLR est réaliste. «Le marché immobilier a progressé au cours des quatre dernières années. Les prix se sont stabilisés. Les gens affirment qu’il y a beaucoup de résidences à vendre à Maniwaki. Dans les faits, il y en a beaucoup moins. Le changement de gouvernement au niveau fédéral, en passant de Trudeau à Harper a été bénéfique pour notre domaine d’intervention. Les gens recherchent le bord de l’eau. Je dirais que le bord de l’eau représente 90 % de nos ventes immobilières. On peut même affirmer que le marché a bondi de 25 % au cours des trois dernières années. Plusieurs clients proviennent de la fonction publique fédérale. Ce sont des gens qui pour la majorité sont originaires de la région et qui y reviennent. Indiscutablement, le marché est meilleur qu’il n’a jamais été. Ça va tellement bien que j’ai créé deux nouveaux emplois dernièrement. J’aurai l’occasion de vous en reparler.»

Une stratégie à adopter

Le préfet Michel Merleau n’avait pas pris connaissance de ce bilan de JLR. «Mais je ne suis pas surpris. J’en ai parlé récemment avec les courtiers Martin St-Jacques et François Lafrenière qui m’indiquaient que le marché immobilier était en excellente santé dans la MRC. C’est un bon signe. Serait-ce que le marché de l’emploi est meilleur qu’il ne l’a jamais été dans la MRC ? On sent que les gens ont repris confiance et c’est drôlement encourageant.»

Il est évident, selon lui, que les propriétés situées au bord de l’eau sont épiées par d’éventuels acheteurs qui sont prêts à y mettre le prix pour un petit coin de paradis. «Nous aurons éventuellement une réflexion à faire pour s’assurer de maintenir un éventaire des lots qui sont disponibles actuellement. Il y aurait peut-être une stratégie à développer avec les courtiers de notre région et avec nos municipalités pour s’assurer de la disponibilité de ces terrains de bord de l’eau qui est pour le moins méconnue dans le moment. Il faut s’assurer d’y maintenir une qualité au niveau de l’habitat.»

Il discutait justement de la question avec l’aménagiste de la MRC, lundi. «Je voudrais aborder le sujet avec les maires en conseil probablement lors du retour de vacances à notre séance régulière du mois d’août. Que fait-on avec nos bords de l’eau ? Est-ce qu’on est conscient de leur importance ? Il me semble que ce serait bien qu’on se dote d’une façon de faire dans ce domaine», conclut Michel Merleau.

Nous avons tenté d’obtenir les commentaires du courtier Alban Cousineau, mais ce fut impossible avant d’aller sous presse.

 

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