Publié le mercredi 17 mai 2017 17:00 | Mis à jour le mercredi 17 mai 2017 14:31

Denis Dumont : «Je ne suis pas un employé de la Ville»

Jean Lacaille

GRACEFIELD - Le contribuable Denis Dumont, qui habite dans le secteur du chemin du Lac-à-l’Île, tient à tirer les choses au clair et à faire taire la rumeur voulant qu’il soit celui qui devait informer ses voisins d’un avis d’évacuation du secteur par la Ville de Gracefield à la suite de la crue des eaux.

«Je n’ai pas ce mandat-là. Je ne suis pas un employé de la Ville. J’ai seulement communiqué avec une employée pour m’informer que tout le monde allait bien dans le secteur. C’est là que ça s’arrête !», indique Denis Dumont.

M. Dumont estime que la fermeture du chemin, par le dépôt de rectangles de béton à l’entrée, n’est pas sécuritaire pour les résidents. «Si on avait pas ces blocs-là, on serait correct dans le moment (dimanche matin). C’est pas la première fois qu’on vit cette situation et on passe au travers bien normalement. Mais en ce moment, on ne peut pas passer même s’il n’y a que quelques pouces d’eau qui recouvrent le chemin. Ça fait des années qu’on vit le même scénario et ça nous a pas empêchés de circuler.»

Manque d’information

Denis Dumont est formel. Il n’a jamais été informé de la décision de la Ville de Gracefield d’évacuer le secteur. «J’ai appelé le chef des incendies, Michael Gainsford, le samedi 6 mai dernier, pour faire le point sur la situation. J’ai laissé un message dans sa boîte vocale. J’ai pu lui parler le lendemain. Il m’a juste demandé comment ça allait dans le secteur. Pourquoi ne m’a-t-il pas parlé de l’avis d’évacuation alors ?»

Le contribuable Denis Dumont déplore le manque d’aide de la part de la Ville. Des employés sont venus récupérer des cônes au bout du lac, sans plus. «Je pense que les autorités de la Ville ont un sérieux problème de communication. Et j’ajoute que nous faisons face à un sérieux problème de gestion dans la haute direction de la Ville.»

Denis Dumont aurait aimé rencontrer la mairesse pour lui faire part de ses préoccupations. «Elle m’a répondu qu’elle analysait la situation et qu’elle me reviendrait là-dessus. Elle aurait pu décider, à mon avis, d’enlever les blocs de béton mais elle a préféré attendre à lundi (dernier) afin de parler au directeur général. Qui a les guides de la ville ? La mairesse ou le directeur général ? J’aimerais bien le savoir !»

L’insatisfaction d’une résidente

Prévenue par des voisins qui ont des chalets dans le même secteur, Michelle Landreville s’est informée auprès du chef des incendies, Michael Gainsford, de l’état de son chalet sur le chemin du Lac-à-l’Île. «Il m’a dit que tout était sous contrôle. Mais j’avais des doutes. Je suis partie de Gatineau pour voir de plus près ce dont il en retournait. Il y avait de l’eau au sous-sol. J’ai appelé la Ville pour de l’aide. J’ai laissé plusieurs messages au directeur général. Il m’a finalement rappelé. Il a été tellement méchant avec moi à un point tel que j’ai cru que c’était mon père qui me réprimandait.» «Si vous n’êtes au courant de rien, c’est parce que vous ne vous informez pas !», m’a-t-il lancé.

Elle s’est informée de l’état des lieux chez tous ses voisins. A pris les clichés d’usage. «Aucune aide. Ce n’est pas normal». 

Nous avons parlé avec la mairesse, Joanne Poulin, qui nous a référé au directeur général lui qui, selon elle, est bien informé du dossier tant avec les autorités du ministère des Affaires municipales du Québec que de la Sécurité civile.

 

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