Chemin Paugan : Fermeture de façon permanente

DENHOLM – Autour de 130 personnes ont assisté vendredi à une rencontre extraordinaire du conseil municipal, durant laquelle les élus ont décidé unanimement de fermer de façon permanente le chemin Paugan, entre le chemin du Petit Lac St-Germain et l’entrée du Lac St-Charles, et la section partant du barrage Paugan au chemin Farellton.

Cette décision résulte des dommages considérables causés par les fortes pluies du 29 octobre et coûts faramineux nécessaires à la réparation de ces tronçons. Une évaluation sommaire indique que la facture pourrait être entre 1 et 2 millions de dollars. Or, la municipalité n’a simplement pas l’argent nécessaire pour exécuter ces travaux. Elle croit fermement que le chemin Paugan est une route à vocation régionale et que le ministère des Transports devrait prendre en charge ce chemin qui lui avait été transféré en 1993, lors de la réforme Ryan.

Dans son rapport préliminaire portant sur les dommages du chemin Paugan, l’ingénieur chargé de projet du Service de Génie municipal de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Joël Lacroix, a résumé l’état des lieux : «Les dégâts consistent entre autres au lessivage du chemin sur plusieurs tronçons (plus de 3 mètres de profondeur par endroits sur plusieurs centaines de mètres de longueur), au glissement de section de sol aux abords du chemin, à l’arrachement de plusieurs ponceaux,  à la déstabilisation de talus, de murs parafouilles, et de glissières, etc.  Le passage de véhicules en tout genre est impossible sur de longs tronçons et n’est pas sécuritaire (marcheurs inclus). Nous vous recommandons donc fortement de vous assurer que le public n’ait pas accès aux divers sites touchés, du moins tant que les talus ne seront pas stabilisés.»

Joël Lacroix ajoute que «des travaux temporaires voire préliminaires pourraient être effectués afin de permettre le passage de véhicules, toutefois leurs coûts sont non négligeables.  Plusieurs études (stabilité,  hydraulique, etc.) devront être effectuées avant de pouvoir effectuer des travaux jugés comme «permanent».  Il est donc possible de penser qu’aucun travail «permanent» ne sera possible avant la période hivernale. De manière préliminaire et très grossière, nous sommes convaincus que les coûts des travaux de réfection de l’ensemble du chemin Paugan dépasseront le million de dollars. De plus, puisque ce type d’incident, bien que souvent de moins grande envergure, arrive régulièrement sur ce chemin, nous vous suggérons fortement d’effectuer des travaux de stabilisation/protection des berges aux abords du chemin et d’enrocher les fossés lorsqu’il est susceptible que la vitesse de l’eau qui les emprunte soit supérieure à 2m/s».

De son côté, la députée-ministre Stéphanie Vallée dit vouloir que le chemin Paugan reste ouvert car il s’agit d’un axe routier important. Il relie le secteur sud de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau et le secteur nord de la MRC des Collines. Il permet un raccourci de 45 minutes aux résidents de Denholm et des municipalités avoisinantes, comme Val-des-Monts et Val-des-Bois, pour éviter un détour par la route 307 et la route 105. De plus, des autobus scolaires de même que les services d’urgence empruntent cette route. Mais pour une municipalité d’environ 560 âmes qui fonctionne avec un budget de 1,6 million de dollars, la réfection représenterait un énorme investissement. «Même si on avait de l’aide du ministère de la Sécurité publique, qui pourrait aller jusqu’à 80 % de la facture, il reste que la municipalité devrait injecter 400 000 $, ce qui est le quart du budget, explique le maire de Denholm, Gaétan Guindon. On n’a pas les moyens de faire les réparations et l’entretien. 75% de toutes nos subventions vont au chemin Paugan.»

À noter que la municipalité à mis en ligne un sondage et demande aux citoyens d’y répondre à l’adresse suivante : https://www.sondageonline.com/s/b8c46d0


Pluies abondantes et vents violents des 29 et 30 octobre 2017 : Une aide gouvernementale pour 12 municipalités et leurs citoyens

LA GATINEAU – La députée de Gatineau, ministre de la Justice et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, et le député de Chapleau, Marc Carrière, ont annoncé vendredi 3 novembre, lors d’une visite sur le terrain, que les sinistrés de 12 municipalités de l’Outaouais, touchées par les pluies abondantes et les vents violents survenus les 29 et 30 octobre 2017, sont admissibles au Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents.

Le gouvernement du Québec et ses partenaires sont à pied d’œuvre pour venir en aide à la population et pour accompagner les municipalités de l’Outaouais. L’Organisation régionale de sécurité civile (ORSC), regroupant plusieurs ministères et leurs partenaires, est mobilisée en vue d’offrir l’aide nécessaire aux sinistrés et aux municipalités affectées. Des bénévoles de la Croix-Rouge ont aussi été déployés.

«Ces événements ne sont jamais faciles et nous rappellent l’importance d’une collaboration efficace entre les divers intervenants, explique Stéphanie Vallée. Le gouvernement du Québec, les municipalités ainsi que leurs partenaires travaillent ensemble pour soutenir les sinistrés. Ces derniers auront tout notre soutien, et ce, jusqu’à ce que la situation soit rétablie.»

«Tous les intervenants gouvernementaux et municipaux soutiennent les sinistrés et accompagnent les municipalités afin que la situation puisse revenir à la normale le plus rapidement possible. Nous continuerons de suivre la situation de près. Que les sinistrés soient assurés que nous ne les laisserons pas tomber», ajoutent André Fortin, député de Pontiac, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Maryse Gaudreault, députée de Hull, Alexandre Iracà, député de Papineau, Marc Carrière, député de Chapleau.

Le Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents vise à soutenir les municipalités, leurs citoyens et les entreprises qui ont été victimes d’un sinistre ainsi que les organismes ayant prêté aide et assistance lors d’un sinistre. Ce programme constitue une aide de dernier recours, notamment pour réparer certains dommages aux résidences principales et aux infrastructures municipales essentielles qui ne peuvent être couverts par une assurance. Le programme peut également servir à indemniser les municipalités pour les dépenses additionnelles aux dépenses courantes occasionnées par le déploiement de mesures préventives temporaires, de mesures d’intervention ou de mesures de rétablissement.

Une douzaine de municipalités ont été touchées par les fortes pluies et les vents violents dans la région de l’Outaouais : Aumond, Blue Sea, Cantley, Cayamant, Chelsea, Denholm, Gatineau, Lac-Sainte-Marie, La Pêche, Maniwaki, Pontiac et Val-des-Monts. 
Les municipalités de Denholm, La Pêche et Val-des-Monts ont dû déclarer l’état d’urgence locale. La direction régionale de la sécurité civile du ministère de la Sécurité publique et l’ORSC sont mobilisées depuis le 30 octobre.