Semaine de sensibilisation : «Le poids ? Sans commentaire!»

LA GATINEAU – L’organisme ÉquiLibre lancera bientôt la 6e édition de la Semaine «Le poids ? Sans commentaire!», qui se tiendra du 13 au 17 novembre 2017. Cette campagne a pour but de sensibiliser la population à l’omniprésence et aux conséquences négatives des commentaires sur le poids. Dans notre région, des activités seront organisées dans les écoles par Isabelle Labelle. 

Suite à une subvention du Secrétariat à la condition féminine, Isabelle Labelle a été nommée chargée de projet pour la Table de développement social de la Vallée-de-la-Gatineau. Son rôle est de monter des projets axés sur le thème de l’image corporelle saine et diversifiée chez les 0 à 17 ans. «C’est un mandat d’un an, explique Isabelle Labelle. Il s’agit donc de sensibiliser le plus possible et trouver des partenaires sur le terrain pour qu’ils prennent ensuite le relais.»

Dans le cadre de la Semaine «Le poids ? Sans commentaire!», Isabelle Labelle a pour objectif «d’embarquer les CPE, les écoles du primaire et du secondaire, pour sensibiliser le plus de jeunes possible. Au niveau des CPE, il y a eu des formations sur l’alimentation intuitive, pour aider les enfants à cibler leur sensation de satiété et de faim, en lien avec un atelier qui existe déjà, «Gargouillis». Ils vont donc faire cette activité durant la semaine. Des Actileaders du secondaire vont passer dans les écoles primaires pour sensibiliser les jeunes. Les élèves vont aussi durant la semaine faire du bricolage pour décorer leur école. Mathieu Branchaud et Tony Labelle, de BO2, vont faire le suivi dans les écoles. Cela rentre dans le cadre du plan d’action de la commission scolaire pour les saines habitudes de vie chez les jeunes. Il y aura aussi un atelier au Centre amitié autochtone de Maniwaki, encore une fois pour sensibiliser les jeunes».

Une double problématique

Au Québec, la prévalence de surplus de poids n’a jamais été aussi élevée. Cette situation préoccupante est à l’origine de nombreux problèmes de santé. Par ailleurs, notre société valorise des modèles de minceur féminine et de supermusculature masculine qui ne correspondent pas à la réalité du corps humain, résultant en une insatisfaction corporelle quasigénéralisée.

Cette préoccupation à l’égard de la silhouette, du poids ou de l’apparence teinte le rapport que les individus entretiennent avec le corps, la nourriture et la pratique d’activités physiques. Les jeunes qui grandissent dans ce contexte vivent eux aussi de l’insatisfaction à l’égard de leur corps, d’autant plus qu’ils sont à une période où celui-ci subit plusieurs transformations en peu de temps et où le regard des autres revêt une grande importance. En se lançant dans la quête du corps «parfait», les jeunes adoptent trop souvent des comportements qui mettent leur santé à risque, aussi bien sur le plan psychologique que physique.

Chez les jeunes, l’insatisfaction corporelle est associée à une baisse de l’estime de soi, à la dépression, à la détresse psychologique, aux pensées suicidaires et au décrochage scolaire. Elle fait aussi obstacle à l’adoption de saines habitudes de vie et entraîne des comportements malsains visant à contrôler le poids. Selon plusieurs auteurs, les jeunes qui utilisent des méthodes de contrôle du poids seraient même plus susceptibles de développer un surpoids en vieillissant.