Sur la photo de la tribune avant (de gauche à droite) : René Ledoux, directeur de la Fédération ; Richard Maheu, président ; Marcel Groleau, président de l’UPA ; Mario Lauzon, vice-président de la Fédération.

UPA Outaouais-Laurentides : Fiers d’être un moteur de développement économique pour la région

LA GATINEAU – « Le rôle de notre organisation est d’être au service des producteurs et de mettre en valeur l’importance de l’agriculture pour le dynamisme économique régional. Dans l’année qui vient, notre organisation communiquera sans relâche le message suivant aux décideurs : les producteurs sont des partenaires incontournables pour le développement», a déclaré Richard Maheu, président de l’UPA Outaouais-Laurentides, en marge du congrès général annuel de la Fédération.

Réunis pour faire le point sur les dossiers de l’heure, les productrices et producteurs agricoles présents ont insisté sur le levier économique que constitue l’agriculture en Outaouais-Laurentides, où 2 400 entreprises agricoles façonnent le paysage. Le territoire se distingue par des productions et des modèles d’affaires diversifiés, des producteurs créatifs, un secteur agrotouristique dynamique et des circuits courts en zone périurbaine et une effervescence de l’agriculture urbaine à Montréal.

«Notre agriculture est solide, a souligné Richard Maheu. Nos agriculteurs et leurs entreprises aussi. Ils ont tout le potentiel nécessaire pour contribuer au développement économique, répondre aux exigences élevées des consommateurs et adapter des pratiques durables et adaptées aux défis à venir, notamment celui des changements climatiques.» À ce chapitre, la Fédération est bien engagée dans un projet sur les changements climatiques en partenariat avec des chercheurs du consortium Ouranos.

Mais pour relever tous ces défis, les producteurs d’Outaouais-Laurentides auront besoin : de programmes de gestion des risques adaptés ; d’efforts soutenus en développement des marchés ; de soutien pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs ; d’un financement et d’un soutien à l’investissement ; d’un appui indéfectible à l’établissement et à la relève agricole ; des investissements additionnels en recherche et développement ; des mesures d’accompagnement pour les régions ; un environnement réglementaire favorable et équitable par rapport à la concurrence.

Le dossier de la fiscalité foncière agricole a aussi fait partie des discussions de la journée. L’augmentation importante du fardeau fiscal des producteurs, en raison notamment de la hausse substantielle de la valeur des terres (800 % en 20 ans), exige des changements au Programme de crédit de taxes foncières agricoles. Il faut une réforme en profondeur. L’obtention d’un taux de taxation distinct à Mirabel, Saint-André-d’Argenteuil et Grenville-sur-la-Rouge a été une victoire significative au cours de la dernière année. Il s’agit là d’une piste de solution prometteuse.

«En début d’année, le gouvernement du Québec a pris une bonne décision en abandonnant sa réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles. Il faut maintenant se remettre au travail et trouver des solutions à long terme», a conclu le président général Marcel Groleau, présent lors de cette journée à Saint-Eustache.

À propos de la Fédération UPA Outaouais-Laurentides

La FUPAOL est une organisation syndicale qui représente les quelques 2 500 producteurs agricoles des 16 MRC situées sur le territoire de l’Outaouais, des Laurentides, de Laval et de Montréal et offre services et soutien professionnels à leur entreprise.

www.outaouais-laurentides.upa.qc.ca