Benoit Solomon, entouré de ses amis, au moment de la finale avec la pièce Martin de la chasse-galerie.

Le spectacle de Benoit Solomon et ses invités : Un baume pour l’oreille et le coeur

Benoit Solomon était fier du succès remporté par le spectacle de samedi soir.

BLUE SEA – On se serait cru à l’écoute du «Cabaret du soir qui penche» avec le regretté Guy Mauffette. Le spectacle de Benoit Solomon et ses invités, présenté à guichets fermés samedi soir à l’église de Blue Sea, a été une véritable immersion dans  le monde de la chanson française et québécoise.

«Nous sommes très heureux. C’est un gros succès. Nous avions prévu 120 personnes. Ce sont finalement 170 soupers qui ont été servis par l’équipe du curé Mario Thibault. Même notre tirage 50/50 a rapporté 1 500 $ à notre gagnante, Mme Faye Ouellette. C’est fantastique !», d’indiquer Marc Lacroix, du conseil paroissial de la fabrique locale.

Beaucoup de plaisir

«Ce fut spécial. Nous avons eu beaucoup de plaisir. Ce fut un gros défi. J’ai fait appel à des artistes qui ont participé à la réalisation du show sur Gilles Vigneault l’automne dernier. En tout et partout, nous avons tenu quatre répétitions. Les amis étaient habitués à travailler ensemble», de préciser un Benoit Solomon, visiblement fier de ses amis qui ont contribué au succès du spectacle qui s’est terminé par la pièce «Martin de la chasse-galerie» à la façon de Michel Rivard.

«Il me semble que la légende de la chasse-galerie a pris naissance ici. Il faut la récupérer, la promouvoir, lui donner forme. C’est en plein nous autres. Il faut l’implanter.»

De belles interprétations

Plusieurs artistes d’ici ont pris part à ce spectacle qui a débuté par la pièce Les choses inutiles de Sylvain Lelièvre à la façon de Benoit Solomon. Michel Houde s’est chargé de l’animation tout au long de la soirée. Les amateurs de culture ont eu droit au bloc Richard Desjardins avec Jean-Paul Barbe et Tu m’aimes-tu ?, Benoit Solomon et l’Engeôlière et Mario Barbe et l’Effet Lisa. Yves Carle a rappelé de bons souvenirs aux amateurs avec Emmène-moi de Charles Aznavour. Manon Mercier a suivi avec Dame nuit, Monsieur Jour de Stéphane Côté. Fanny Solomon, la fille de Benoit, et son ami Francis Richard, à la guitare, ont suivi avec Time after time de Cyndi Lauper puis Jules Arseneault avec Heureusement qu’il y a de l’herbe de Georges Moustaki.

Puis, ce fut au tour de Josyane Caron, Armande Richer, Sarah Lévesque, Lucie Bruneau, Élizabeth Shea, Manon Mercier et Nadine Joanette avec Mademoiselle Émilie de Gilles Vigneault. Michel Houde et Josyane Caron ont enchaîné avec Le petit roi de Jean-Pierre Ferland puis l’Escalier de Paul Piché avec Roch Carpentier et Dis, quand reviendras-tu de Barbara avec Nadine Joanette.

La deuxième partie

Benoit Solomon et Jules Arseneau ont ouvert la deuxième partie avec des mélodies à la guitare et l’accordéon. Albert Morissette, Roch Carpentier, Michel Houde, François Côté, Yves Carle, Jules Arseneau et Benoit Solomon ont interprété Faut que j’le réveille de Gilles Vigneault. Fanny Solomon et Francis Richard ont poursuivi avec La valse à Gaétan de Émilie Clepper. Lucie Bruneau et Jules Arseneau ont chanté La vieille école de Gilles Vigneault puis Nadine Joanette a suivi avec J’ai la tête en gigue de Jim Corcoran et Bertrand Gosselin. Philippe Côté à la basse et Yves Carle au piano ont interprété La chanson des vieux amants de Jacques Brel puis Josyane Caron et Michel Houde ont suivi avec Les immortelles de Jean-Pierre Ferland. Rock Carpentier, avec l’aide du public, y est allé de La Ziguezon de La Bottine Souriante et Jean-Paul Barbe a soulevé l’auditoire avec Mon cœur est un oiseau de Richard Desjardins et le rideau s’est fermé sur Benoit Solomon, Mario Barbe et Jules Arseneau avec la pièce Martin de la chasse-galerie à la manière de Michel Rivard.

Une belle réussite

Le bilan financier final de la soirée n’avait pas été complété dans la matinée de lundi mais, selon Marc Lacroix, le spectacle a généré des revenus bruts de 6 000 $ et des revenus nets d’un peu plus de 3 000 $ qui seront investis dans l’église de Blue Sea. «Ça nous donne le goût de recommencer», conclut Marc Lacroix.

Après un bon bœuf bourguignon au souper, quoi de mieux que d’entendre de la bonne chanson.