Dans le secteur des CPE de l’Outaouais : Autre possible grève à venir

LA GATINEAU – Le Syndicat des travailleur(euse)s en centre de la petite enfance de l’Outaouais – CSN (STCPEO-CSN) se sent «trahi par les agissements de l’employeur qui en plus de fournir des informations erronées aux médias, annule encore une fois des dates de négociation».

Le syndicat ajoute que «malheureusement, après avoir tenu environ seize heures de négociation lors du week-end dernier, d’avoir enfin obtenu des ententes de principes dans cinq des sept syndicats conviés aux tables de négociation, l’employeur désinformait la population et tentait de déstabiliser les salarié(e)s en affirmant que neuf syndicats avaient des ententes de principe. Toutefois, malgré ces informations fallacieuses, le syndicat avait décidé de ne pas mettre en application le mandat de grève qu’il avait obtenu de ses membres, il voulait plutôt profiter du momentum qu’avaient créé ces deux journées de négociation pour aller de l’avant. Mais voilà qu’hier, l’employeur a avisé le syndicat qu’il annulait la journée de négociation prévue aujourd’hui, le 29 mars, et malgré qu’il se dit disponible toute la semaine prochaine, il refuse de venir s’asseoir à la table de négociation avant le 5 avril. Cette fermeture à la négociation ne laisse que les 5 et 6 avril à l’agenda. Nous savons tous que deux jours sont insuffisants pour en venir à une entente dans les douze CPE toujours dans une impasse».

C’est pourquoi le syndicat tient à aviser, qu’à moins de revirements exceptionnels, il y aura débrayage à compter du 9 avril prochain : «Nous savons bien que l’employeur utilisera encore une fois sa fameuse citation, que nous prenons les parents en otage, mais justement, qui prend qui en otage ? Si l’employeur faisait preuve d’un minimum de respect envers les parents, il y aurait longtemps que ces négociations seraient terminées. Il reste du temps avant le déclenchement de cette grève, la partie syndicale le dit et le répète depuis le début, nous sommes prêts à négocier les soirs et les week-ends pour en arriver à une entente. Toutefois, nous ne pouvons le faire seuls, l’employeur doit s’asseoir à la table.»