Services de santé et du Mouvement Desjardins en région : Les maires exigent leur maintien

LA GATINEAU – Le conseil des maires de la MRC a profité de sa rencontre mensuelle pour adopter plusieurs résolutions afin de réclamer, à l’unanimité, le maintien ou le retour des services de santé et des services offerts par le Mouvement Desjardins dans la région.

Concernant ces derniers, il a été unanimement résolu que le Conseil de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau signifie au Mouvement Desjardins sa vive opposition aux vagues de retraits de guichets automatiques et de fusions et fermetures de points de service au Québec, particulièrement à toute modification qui pourrait être annoncée dans la Vallée-de-la-Gatineau. Il a également été résolu que le Conseil de la MRC autorise la préfète Chantal Lamarche à prendre parole pour et au nom de la MRC, à l’occasion de toute rencontre, assemblée générale annuelle ou consultation publique relative à ce dossier.

La résolution explique que «le Mouvement Desjardins déclare des profits de plusieurs millions de dollars annuellement» mais qu’il a annoncé «le retrait de guichets automatiques dans les municipalités de Plaisance, Notre-Dame-de-la-Salette et Ripon, en Outaouais. Le Mouvement Desjardins aurait également annoncé des fermetures de points de service à travers le Québec, tel que vécu antérieurement dans la Vallée-de-la-Gatineau. Des Caisses Desjardins étudieraient la possibilité de diminuer le nombre de guichets automatiques dans d’autres régions, afin de minimiser leurs coûts d’exploitation, les guichets étant modifiés par une nouvelle génération».

Le Conseil de la MRCVG souhaite «collaborer avec Desjardins pour éviter le retrait de guichets automatiques et la fermeture de points de service sur son territoire. Ces fermetures et retraits, qui touchent principalement les petites municipalités, contribuent à la dévitalisation des régions, en raison de la diminution des services offerts aux résidents des régions rurales. Cette orientation de Desjardins va à l’encontre de la mission et de la raison d’être du Mouvement Desjardins».

Le Conseil de la MRCVG souhaite prioritairement conserver tous les guichets automatiques actuellement installés sur son territoire (Grand-Remous, Maniwaki, Messines, Gracefield et Kazabazua) ainsi que les deux entités distinctes desservant les membres Desjardins, soit la Caisse de Gracefield et la Caisse de Maniwaki, ces deux points de service étant essentiels à la vitalité des deux villes de la MRC.

De son côté, David Logue, directeur de la Caisse Desjardins de la Haute-Gatineau, tient à rassurer la population : «Il y a beaucoup de rumeurs et très peu de faits. Il n’y a pas eu de décision de fermer des guichets. Les deux conseils d’administration des Caisses de la Haute-Gatineau et de Gracefield ont décidé de regarder si une caisse fusionnée pourrait renforcer notre offre ainsi que maintenir et augmenter les services qu’on a actuellement pour nos membres, dans l’ensemble du territoire val-gatinois de façon homogène et rehaussée. On est actuellement à un stade très préliminaire, on a eu une rencontre pour le moment. On n’a pas encore l’analyse des chiffres ni des avantages et bénéfices que ça pourrait apporter à nos membres de toute la MRC. Une fois qu’on aura toute l’information, les deux conseils d’administration auront à décider si ils la partagent avec les membres pour leur demander si ils veulent fusionner ou pas. Mais ce sont au final les membres qui décideront.»

Services de santé

Durant sa rencontre mensuelle, le conseil de la MRC a aussi adopté deux résolutions concernant les services de santé dans la région. Les membres du Conseil ont résolu à l’unanimité de réitérer à nouveau leurs préoccupations quant aux services de proximité offerts par le CISSSO en région et de demander à la direction de cet établissement de rapidement mettre en place des mesures afin de protéger, maintenir et rétablir les services offerts en territoire val-gatinois afin de permettre un retour des pouvoirs locaux.

La résolution parle des impacts de la Loi 10 sur les milieux ruraux ; de l’abolition, du transfert de nombreux postes techniques, professionnels et d’encadrement vers l’urbain ; de la perte de services de proximité (projet Optilab, diminution de services au CLSC de Low, abolition de postes à la clinique externe du CH de Maniwaki, modification du poste d’infirmière pivot en oncologie malgré le nombre de patients à la hausse nécessitant ses services en région, transferts de services de CLSC en GMF, absence quasi totale de personnel d’encadrement en région, fermeture des cuisines en CHSLD et menus imposés, etc.)

Les membres du Conseil ont aussi résolu à l’unanimité de transmettre une résolution au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, afin que le budget alloué à la région de l’Outaouais, au budget 2019, puisse être révisé à la hausse, afin de permettre le maintien des services offerts en région et le déploiement de certains services spécialisés, au bénéfice de toute la population de l’Outaouais.