Une partie des partenaires présents au 5 à 7 organisé par la Chambre de commerce de Maniwaki et la Vallée-de-la-Gatineau avec l’Association des pourvoiries de l’Outaouais.

Chambre de commerce : Un 5 à 7 dédié aux pourvoiries

MANIWAKI – Gros succès pour le 5 à 7 organisé la semaine dernière par la Chambre de commerce de Maniwaki et la Vallée-de-la-Gatineau avec l’Association des pourvoiries de l’Outaouais, à l’Auberge des Draveurs de Maniwaki. Une centaine de personnes étaient réunies. Des gens des pourvoiries bien sûr mais aussi des gens d’affaires de divers secteurs d’activité ainsi que des élus.
Cette rencontre avait pour but de réseauter, de faire connaître et faire valoir l’impact économique des pourvoiries dans la région. Créer ainsi des liens entre les élus, les décideurs au sein des différentes instances gouvernementales, les commerçants et les pourvoiries de l’Outaouais.
Parmi les personnes présentes, il y avait notamment le président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec, Marc Plourde, qui a présenté les grands enjeux de l’industrie de la pourvoirie dans l’Outaouais et les solutions qui doivent être mises de l’avant pour favoriser le développement et les investissements. Ont également pris la parole Serge Danis, président de l’Association des pourvoiries de l’Outaouais, la préfète de la MRC, Chantal Lamarche, et la directrice de Tourisme Outaouais, France Bélisle.

Des retombées économiques accrues pour le Québec
L’Association des pourvoiries de l’Outaouais se réjouit de l’annonce des nouvelles exigences concernant les non-résidents désirant chasser au Québec. La modification du Règlement sur la chasse obligera dorénavant ces chasseurs à utiliser les réseaux fauniques, c’est-à-dire une zec, une pourvoirie ou une réserve faunique s’ils veulent chasser l’orignal au Québec. Cette obligation ne s’appliquera pas cependant au non résident qui chasse l’orignal au Québec en compagnie d’un membre de sa famille immédiate qui est résidente du Québec, au personnel consulaire et diplomatique, ou encore aux personnes à l’emploi de la GRC ou des forces armées canadiennes.
« En plus de redonner du territoire libre pour la relève résidente à la chasse à l’orignal, cette réglementation favorise des retombées économiques accrues pour le Québec, notamment en ne permettant plus les situations où des non-résidents accédaient au territoire public avec leur roulotte et leur nourriture, ne laissant que des dépenses équivalentes au prix du permis de chasse, explique Marc Plourde. À l’heure actuelle, on estime en effet qu’un chasseur non-résident qui utilise les services d’une pourvoirie dépense plus de trois fois le montant du même chasseur qui chasse sans encadrement.»
Cette nouvelle réglementation comporte aussi d’autres avantages. Par exemple, elle contribuera à freiner certaines opérations de pourvoiries illégales ou celles de guides étrangers qui travaillent sans payer de taxes ni d’impôts au Québec. Selon Yves Bouthillette, président du comité faune de la FPQ, « il s’agit par ailleurs d’un gain majeur pour les chasseurs québécois. Dans plusieurs états américains du Nord-Est de même qu’en Ontario, les populations d’orignaux sont en baisse et dans certains cas, le nombre de permis disponibles est d’à peine quelques centaines par année, ce qui tend à augmenter la présence de ces chasseurs étrangers sur les terres publiques du Québec. Les diriger vers les réseaux fauniques permet de préserver et même d’améliorer l’accès des chasseurs québécois au territoire libre».
En terminant, rappelons que cet encadrement des non-résidents existe déjà au Québec en ce qui concerne la chasse à l’ours noir et à la bécasse. Une réglementation similaire est aussi appliquée dans la grande majorité des provinces et territoires du Canada.