De gauche à droite : Neil Gagnon, présidente ; Claude Michaud, transporteur bénévole ; Gary Lachapelle, administrateur ; Linda Lapointe, directrice ; Muguette Céré, secrétaire-trésorière ; Marie-Thérèse Kazeef, administratrice ; Sophie Beaudoin, vice-présidente.

Assemblée générale annuelle du GUTAC : Plus de 43 000 déplacements en 2017

MANIWAKI – Le GUTAC (Guichet unique des transports adapté et collectif) Vallée-de-la-Gatineau a tenu la semaine dernière son assemblée générale annuelle. Dans son rapport d’activité, la directrice, Linda Lapointe, se dit «très fière de la performance et des résultats obtenus par l’équipe du GUTAC-VG pour l’année 2017. Toute l’équipe, employés, chauffeurs bénévoles, transporteurs, administrateurs, ont uni leurs efforts pour permettre d’effectuer 43 444 déplacements en transport adapté et collectif, incluant le transport médical, centres de jour et circuits communautaires sur le territoire de la Vallée-de-la-Gatineau. L’équipe du GUTAC-VG est composée de personnes professionnelles, compétentes, disponibles, axées sur le service à la clientèle, qui ont permis à 1 566 personnes de se déplacer en 2017 pour obtenir des services sur le territoire de la Vallée-de-la-Gatineau et aussi hors territoire».
Le total des transports en 2017 se détaille ainsi : 28 042, transport adapté ; 8 149, transport collectif ; 7 253, transport médical. Si on compare avec l’année 2016 en excluant le transport médical, il y a eu une augmentation de 8 040 déplacements.
L’organisme a fini son année financière avec un déficit de 38 780$ pour le transport adapté. Comme l’explique Linda Lapointe, «c’est dû au fait qu’on a fait en transport adapté 3 472 déplacements de plus en 2017 qu’en 2016, incluant 390 hors territoires de plus. Ça fait 20 694 kilomètres de plus en 2017 qu’en 2016. Si on compte ça au coût du transport adapté, ça représente une somme supplémentaire de 31 455. Aussi, l’an passé le Centre Jean-Bosco a déménagé à Messines, donc les gens qui marchaient pour y aller ont commencé à prendre le transport adapté, donc ça nous fait beaucoup plus d’utilisateurs et de kilométrage. Comme on a dépassé notre achalandage de référence, qui était 25 500, il devrait y avoir un ajustement de notre aide financière pour le surplus d’achalandage. Aussi, on a eu 486 déplacements hors territoire, contre 96 l’année d’avant, donc, comme il y a une augmentation importante des déplacements hors territoire en transport adapté principalement pour des rendez-vous médicaux, le Ministère a prévu un ajustement financier par déplacement supplémentaire à l’année précédente».
Si on prend en compte le transport adapté, collectif et communautaire, le déficit total est de 58 743$. Malgré tout, l’organisme, qui a affecté 50 000$ pour les nouveaux projets, est encore en surplus cumulés non affecté de 146 000$.
Parmi les nouveaux projets à venir, il y a le développement du transport de personnes dans les autobus scolaires. Une entente a été signée entre le GUTAC et la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais, pour permettre à la clientèle du GUTAC de prendre place à bord des autobus scolaires, et ce, comme le font déjà les élèves qui fréquentent la formation générale des adultes et la formation professionnelle. Le conseil d’administration a résolu d’affecter 1 000$ pour payer les frais liés à l’analyse des antécédents judiciaires des personnes qui utiliseront le service. Aussi, le Regroupement des transports adapté et collectif ruraux de l’Outaouais (RTACRO), dont est membre la directrice générale du GUTAC, a obtenu une aide financière dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) pour un projet de développement régional intégré du transport de personnes en Outaouais rural, qui comprend quatre territoires, la Vallée-de-la-Gatineau, le Pontiac, les Collines-de-l’Outaouais et Papineau. Un projet d’au moins trois ans.
Le GUTAC est un organisme sans but lucratif fondé en 2012 et mandaté par la MRC pour organiser les transports terrestres de personnes sur l’ensemble du territoire. Il a pour mission d’offrir, de maintenir, d’organiser, de gérer et de développer, au bénéfice de la collectivité, un service de transport collectif de personnes, incluant le transport adapté, desservant le territoire de la Vallée-de-la-Gatineau. Plus particulièrement, les buts poursuivis par l’organisme sont les suivants : permettre d’intégrer, de maintenir et d’améliorer l’autonomie des personnes en facilitant l’accès aux services sociaux, communautaires, d’éducation, de santé et de loisirs ; permettre d’intégrer, de maintenir et d’améliorer l’autonomie des personnes handicapées ou en perte d’autonomie, des personnes âgées, des familles à faible revenu, des jeunes et de toute autre personne nécessitant un transport ; faciliter l’accès à la formation et à l’emploi ; permettre le maintien des personnes dans leur milieu de vie ; briser l’isolement des communautés ; développer les services de transport collectif et les promouvoir ; contribuer au développement durable du territoire en proposant une alternative aux déplacements individuels ; défendre et promouvoir les intérêts de ses membres.
Le GUTAC, pour 2017, a reçu des subventions et des dons du ministère des Transports du Québec, de la MRC Vallée-de-la-Gatineau, des municipalités, des utilisateurs par leurs contributions.
Le territoire desservi comprend toutes les municipalités de la Vallée-de-la-Gatineau, de Grand-Remous à Denholm. Les services sont accessibles cinq jours par semaine, de 8h à 17h du lundi au jeudi et de 8h à 16h le vendredi. Les transporteurs partenaires du GUTAC sont les Transports P. Michaud, les Transports Heafey, les Transports Russell Coté, les bénévoles accompagnateurs.
En 2017, le conseil d’administration était composé par Neil Gagnon, président ; Sophie Beaudoin, vice-présidente ; Muguette Céré, secrétaire-trésorière ; Gary Lachapelle, Évelyne Hubert, Diane Nault, Marie-Thérèse Kazeef, Linda Lapointe (sans droit de vote) et Lynn Kearney, administrateur et administratrices. À noter que cette dernière a laisseé sa place à Réal Rochon, maire de Gracefield, et Carole Robert, mairesse de Low, sachant qu’un poste était également vacant.