Alain Raymond est le président des Toitures Raymond qui œuvre dans le domaine depuis 1976. «J’aime Bouchette et je voudrais y investir. Je voudrais bien en discuter avec les élus.»

Il demande la collaboration des élus : Alain Raymond veut investir à Bouchette

BOUCHETTE – À la période de questions de la séance ordinaire du lundi 5 mars dernier, Alain Raymond, contribuable et entrepreneur de Bouchette, s’est levé, s’est rendu à la table du conseil municipal et y a déposé une chemise renfermant ses projets à chacun des élus municipaux. Il est retourné à sa place dans la salle et a demandé pourquoi on ne donnait pas suite à sa correspondance.
Pour en savoir plus, afin de bien vous informer, La Gatineau a sollicité une rencontre avec l’homme d’affaires, Alain Raymond. Nous avons convenu nous rencontrer à l’occasion d’un souper au Restaurant Milano à Gracefield jeudi dernier, trois jours après la séance ordinaire du conseil municipal de Bouchette.
«J’aime la municipalité de Bouchette»
Alain Raymond avoue vivre à Bouchette six jours sur sept. Il est bien conscient du fait qu’une nouvelle équipe est en place au conseil municipal. «Les élus sont en train de faire leurs devoirs et je présume qu’ils vont me revenir sur ces importants dossiers qui concernent l’économie locale dans un avenir rapproché. Je pense que mes projets méritent l’attention des élus. J’espère qu’ils vont donner suite à ma démarche.»
Alain Raymond espère un rapprochement avec les élus. Il a adopté Bouchette il y a 25 ans. Il a développé les rives du lac des Trente-et-un-Milles en y construisant des chalets haut de gamme qui rapportent gros en impôts fonciers à la municipalité. Il est propriétaire de centaines d’acres de terrain qui longent trois lacs à Bouchette. Le président de Toitures Raymond, une entreprise qui a débuté à Maniwaki, mais qui a maintenant pignon sur rue à Gatineau, Ottawa et Amos en Abitibi-Témiscamingue, avoue aimer ce qu’il fait présentement. Il s’amuse. Il a fait son hobby du développement économique et il aime ce qu’il fait. «Seul, tu vas vite mais, en équipe, tu vas loin.» C’est le slogan qu’il véhicule lors de ses conférences un peu partout dans la région. Il était l’invité de la Chambre de commerce de Maniwaki-Vallée-de-la-Gatineau tout récemment.

Portes ouvertes à Gatineau
Celui qui tente d’investir à Bouchette depuis 2013 a cogné à la porte de la Ville de Gatineau qui lui a ouvert les portes de son parc industriel. «Gatineau m’a déroulé le tapis rouge et, depuis ce temps, j’ai investi quelque 10 millions $ qui rapportent gros à la ville. Gatineau a apporté un suivi à mon offre contrairement à ce qui se déroule présentement à Bouchette. Il faut que ça change. Je suis prêt à investir gros pour le moins qu’on m’accorde un peu d’attention. Des élus de Bouchette sont venus me voir pour me dire qu’ils n’avaient pas été informés de mes projets. Il y a quelque chose qui cloche quelque part».

Le parc industriel de Bouchette
D’après Alain Raymond, il a été aménagé sur 100 acres sur un terrain qui longe le chemin du Cimetière en direction de Blue Sea. «Je sais qu’on y a aménagé une station de pompage, et des puits artésiens. Les élus ont vu plus loin que le bout de leur nez dans les années 1970 et 1980 à Bouchette. Si Bouchette développait son parc industriel, je suis convaincu que des entrepreneurs de Gatineau et d’un peu partout en Outaouais viendraient s’y établir, moi le premier. De bons investissements ont des effets d’entraînement. Comme on ne me répond pas à Bouchette, j’ai frappé à la porte de Gatineau. Parfois, les pourparlers sont lents mais ils aboutissement toujours au positif.»
Alain Raymond, qui est originaire de Mont-Laurier, ne croit pas au manque de volonté des élus. Quelques-uns d’entre eux n’ont même pas été informés de ses projets. «J’aimerais qu’on donne suite à ma correspondance, qu’on convienne d’un rendez-vous pour en discuter. J’ai investi beaucoup d’argent à Gatineau et je suis prêt à investir à Bouchette, une municipalité que j’aime bien et que j’ai adoptée depuis quelques années déjà».