Sauvetage hors-piste au Mont Ste-Marie : Un skieur secouru par les patrouilleurs

LAC SAINTE-MARIE – Les bénévoles de la Patrouille canadienne de ski ont vécu un sauvetage difficile dimanche, au Mont Sainte-Marie. Un événement qui rappelle aux skieurs d’être prudents et de respecter les consignes, pour leur sécurité mais aussi celle des sauveteurs.
Il est 16h, alors que les pistes sont sur le point d’être fermées, lorsqu’on annonce un skieur blessé. «Des jeunes ont décidé d’aller dans la forêt, sur une piste cyclable d’été, explique François Hummell, chef des patrouilleurs. Premier arrivé sur la scène, j’ai vu que le skieur blessé, âgé dans la vingtaine, démontrait une blessure au cou semble-t-il, après avoir frappé un arbre de plein fouet, dans une zone hors-piste. Il était blessé au visage et avait des douleurs au cou. C’était sur la piste de vélo d’été qui peut être rejointe au niveau de la piste Chanson, à environ 75 mètres de la piste de ski, dans le bois. Un endroit très abrupt.»
Pour les patrouilleurs, le sauvetage a été très compliqué. «La neige était très profonde, à certains endroits il y en avait jusqu’aux genoux, poursuit François Hummell. Il fallait s’arrêter à tous les cinq mètres en grimpant pour reprendre son souffle. Nous nous enfoncions dans la neige. Yves Lemmens nous a descendu le toboggan environ 15 mètres dans le bois, aidé de son collègue. Pendant ce temps l’ambulance a été appelée. Il a fallu mettre un collier au skieur et l’installer sur une planche dorsale. Il avait très froid car il a dû rester dans la neige, sur le dos, pendant 15 à 20 minutes avant qu’on puisse le mettre sur la planche et l’emmener. On l’a sorti assez difficilement. Le patient a été descendu en toboggan jusqu’à la clinique, en attendant l’arrivée de l’ambulance qui l’a emmené à l’hôpital.»
Près de sept personnes se sont mobilisées afin de secourir le skieur. Par chance, on ne craint pas pour la vie de ce dernier. «Ça aurait pu être plus grave, reconnaît François Hummell. Ce qui nous inquiétait c’est que c’était la fin de la journée. Ils n’étaient que deux et si les deux avaient été blessés il n’y aurait eu aucune façon qu’on puisse les voir. Ça aurait peut-être pris des jours voire des semaines avant que quelqu’un les trouve.»
À noter que la Patrouille canadienne de ski (PCS) est composée de 5 000 bénévoles répartis en 61 zones et neuf divisions couvrant l’ensemble du pays. La PCS est reconnue comme un organisme à but non lucratif. La plupart des membres de la PCS offrent leur temps gratuitement. Certains deviennent également des patrouilleurs rémunérés dans des stations de ski au pays. Les patrouilleurs doivent avoir au moins 18 ans et proviennent de tous les milieux, depuis les milieux étudiants jusqu’aux retraités.