Gracy Ratt-Jerome, avec son conjoint, Hector Jerome et leurs six enfants.

Journée internationale des femmes : Lac Barrière honore Gracy Ratt-Jerome

Gracy Ratt-Jerome.

MANIWAKI – Des parents et amis de Lac Barrière ont signifié tout leur amour et un grand attachement à Gracy Ratt-Jerome en l’honorant dans le cadre d’un dîner à l’orignal jeudi dernier au Centre Amitié Autochtone de Maniwaki.
«Aujourd’hui, nous célébrons ta beauté, ta force et tout l’amour que tu partages avec ta famille et toute la communauté de Lac Barrière. Nous sommes très reconnaissants pour tout ce que tu as fait pour nos jeunes, ceux qui vont nous guider dans le futur», a tenu à préciser Celine Thusky, animatrice de la cérémonie qui a suivi le dîner de groupe.

En toute humilité
Timide, un peu mal à son aise, Gracy Ratt-Jerome s’est amenée sur le podium, invitée par Celine Whiteduck qui l’a encensée dans un discours dont l’amour était indéniable envers cette femme, mère de six enfants, qui est née le 31 octobre 1962, cadette d’une famille de cinq enfants. Fille de Pierre Ratt et Marianne Chaussé, Gracy a deux sœurs, Pauline et Philomène et un frère, Thomas. Ses grand-parents étaient Alexy Nottaway et Hermiline Chaussé. Gracy était toute petite quand sa mère, Marianne, est décédée. Elle a été élevée par Lena Jerome-Nottaway à Lac Barrière. La famille Jerome l’a accueillie avec beaucoup d’amour.
Lena lui a inculqué la connaissance de la langue algonquine à un point tel qu’elle a pris la relève en enseignant la langue à tous les jeunes de la communauté depuis une trentaine d’années. Persévérante dans son engagement, Gracy a été une véritable inspiration pour les gens de sa communauté. Tolérante, patiente, elle s’est engagée envers sa communauté en cherchant à améliorer la qualité de vie des familles du territoire en plus de travailler sur leur fierté dans l’apprentissage de la langue maternelle, l’algonquin.
«Gracy est une grande enseignante de notre culture. En plus d’enseigner la langue, Gracy s’est démarquée dans la couture de mocassins, de mitaines, de manteaux. C’est dans le plus profond respect de la nature qu’elle s’est engagée dans l’épanouissement de ses semblables. Pour toute cette expertise, nous sommes reconnaissants puisque nous sommes assurés que les jeunes qui suivront sauront nous diriger vers le futur grâce à toutes les connaissances que tu leur as refilées. Nous t’aimons beaucoup ma belle Gracy. Nous te remercions pour tout ce que tu fais pour nous», ajoute Celine Thusky.
Plusieurs personnalités de la communauté de Lac Rapide sont venues rendre hommage à Gracy. Une soixantaine de personnes ont fait le trajet Lac Rapide-Maniwaki, pour souligner cet hommage particulier à leur amie Gracy.
«C’est un bel hommage. Je ne suis pas habituée à tant d’attention. Je remercie tous les gens qui ont pensé à moi en cette Journée internationale des femmes.» L’idée d’honorer Gracy Whiteduck a été avancée par la directrice du Centre Amitié Autochtone de Maniwaki, Charlotte Commanda et les membres de l’équipe.

Gracy Ratt, au centre, est entourée de Celine Thusky, à droite, qui a animé la cérémonie en homnage à Gracy. On reconnaît également Leighann Cote.