Procédures concernant le projet de camping : En attente de la décision de la juge

CAYAMANT – L’Association des villégiateurs et résidents du lac Cayamant a décidé d’entreprendre une action juridique envers la municipalité de Cayamant et la MRC Vallée-de-la-Gatineau concernant le projet de camping au bord du lac Cayamant.
Joanne Berniquez, présidente de l’association, explique que«on a commencé à s’impliquer à la suite du mandat que les membres nous ont accordé en 2015. Aussitôt que les avis publics sont sortis, on a commencé à travailler sur le dossier avec les membres. Quand il y a eu l’ouverture d’un registre, le nombre de signatures requis en vue d’un référendum a été obtenu. La municipalité a jugé le référendum perdu d’avance, parce que les gens qui voteraient seraient les mêmes que ceux qui ont signé le registre, puisque ce sont les contribuables des zones concernées par la modification de zonage qui pouvaient voter. Donc la municipalité a décidé d’abroger les règlements qui avaient été adoptés à Cayamant et de présenter à la MRC deux règlements pour des modifications au schéma d’aménagement. Par le fait même, nous on perdait nos droits à un registre et à un référendum.»
Les trois parties, soit l’Association des villégiateurs et des résidents du lac Cayamant ainsi que la municipalité de Cayamant et la MRC, sont allées en cour dernièrement afin de présenter leurs arguments. L’association souhaite obtenir l’annulation des règlements permettant l’implantation du terrain de camping. Du côté de la municipalité et la MRC, il s’agissait d’expliquer notamment à la juge que tout a été fait en respectant la loi. «Nous attendons la décision de la juge, ce qui peut prendre un certain temps», commente la préfète Chantal Lamarche.
Le conseil municipal de Cayamant qui a lancé ce projet de terrain de camping, et qui était alors présidé par Chantal Lamarche, souhaitait créer une activité qui permettrait de contribuer au développement économique de Cayamant, en ayant des retombées pour les commerces locaux. Mais l’association estime que «avec un terrain de camping de 60 emplacements au sud du lac, on met en péril le lac, qui a des problèmes de myriophylle à épi, commente Joanne Berniquez. Ça voudrait dire beaucoup plus d’activités sur le lac. Le but de nos démarches n’est pas de nuire à Cayamant, c’est pour protéger la santé du lac et l’économie à Cayamant passe par la santé du lac».