Pierre Lacasse est intervenu auprès des élus de Bouchette lundi soir afin de proposer la levée du moratoire sur la pêche blanche prévu pour l’hiver 2018-2019 au lac des Trente-et-un-Milles.

Moratoire sur la pêche blanche au Trente-et-un-Milles : Un citoyen propose sa levée

BOUCHETTE – Les élus de Bouchette ont avoué verbalement lundi soir lors de la séance ordinaire du conseil qu’ils étaient favorables à la proposition du citoyen Pierre Lacasse qui propose la levée du moratoire sur la pêche blanche au lac des Trente-et-un-Milles pour l’hiver 2018-2019.
Le maire Gilles Bastien a indiqué que les élus n’avaient pas eu le temps d’éplucher toute la correspondance de février. Le point a été remis à la prochaine séance ordinaire en avril prochain. Mais la proposition du citoyen Pierre Lacasse sera définitivement analysée par les élus.
«Je vise à obtenir l’approbation du maire et des conseillers municipaux afin que le conseil municipal de Bouchette fasse front commun avec les autres municipalités riveraines afin de poursuivre le même objectif», précise Pierre Lacasse, qui habite le secteur du Trente-et-un-Milles depuis plusieurs années et qui a été biologiste dans les années 1970 alors qu’il était le responsable de l’inventaire du chevreuil au Lac des Trente-et-un-Milles.

Un pensez-y bien !
Pierre Lacasse croit qu’un tel moratoire est superflu surtout qu’il aura une incidence directe sur l’économie locale et régionale et qu’il privera une foule de citoyens d’une activité qui a un effet direct sur leur qualité de vie. «La pêche, c’est dans nos gènes, ça fait partie de nos valeurs familiales. Avec la Loi 122, nous sommes maîtres chez nous. C’est également sans compter sur les acteurs économiques de notre région qui investissent et qui seront privés de revenus très intéressants avec cette cessation de la pêche blanche. Qu’on demande donc l’opinion des pourvoyeurs, les restaurateurs, les dépositaires de VTT, de motoneiges, les hôteliers, les dépanneurs, les épiciers, les commerces d’articles de pêche, les garages. Ce moratoire touchera une foule de gens.»
Pierre Lacasse se réfère également aux acteurs sociaux qui oeuvrent dans les associations touristiques, les clubs d’activités de plein air, les clubs de motoneige et de VTT de même que les résidents permanents qui habitent sur les rives du lac. «Et l’offre de pêche est alléchante au lac des Trente-et-un-Milles où les pêcheurs peuvent taquiner le touladi, la truite grise, le brochet, le grand corégone, l’achigan, la perchaude, la lotte. La pêche blanche se veut un atout important dans le fameux projet de Parc régional du lac des Trente-et-un-Milles. Pourquoi travailler à l’élaboration d’un parc régional si on ne peut y jouer librement ?»

Un front commun
Pierre Lacasse souhaite qu’un front commun prenne forme pour tenter de combattre ce moratoire et convaincre les autorités ministérielles concernées de changer d’idée. «Il faut un effort de concertation de la part de toutes les municipalités riveraines du lac Trente-et-un-Milles. Il faut un front commun de tous les décideurs à tous les niveaux, avec la désignation d’un porte-parole chargé de véhiculer le message du groupe. Il faut, bien sûr, obtenir l’appui inconditionnel de la députée Stéphanie Vallée d’autant plus que nous sommes actuellement en pré-campagne électorale.»
Ce moratoire aura un effet dévastateur sur la qualité de vie des familles de la région et de celles qui visitent la région durant l’hiver. «Il faut attirer les «boomers» à venir occuper notre territoire et par ricochet accroître l’assiette fiscale de nos municipalités. Si on devait nous empêcher de pêcher sur la glace l’hiver, il ne nous restera plus comme activité que d’écouter les arbres pousser et souffler sur les flocons de neige».