En mars 2017, un brunch avait été organisé au Club de golf algonquin par l’Association libérale de Gatineau, afin de souligner le 10e anniversaire de la première élection de Stéphanie Vallée comme députée de la circonscription de Gatineau. Sur la photo, elle est accompagnée de André Fortin, Lise Thériault et Marc Carrière.

Élections provinciales : Stéphanie Vallée ne se représentera pas

LA GATINEAU – Stéphanie Vallée a officialisé la nouvelle mercredi matin : la députée du comté de Gatineau, également ministre de la Justice et ministre Responsable de la région de l’Outaouais, ne se représentera pas aux prochaines élections provinciales.
Stéphanie Vallée a été contrainte de confirmer la nouvelle cette semaine, suite à un article de La Presse canadienne. Mais elle aurait préféré en faire l’annonce plus tard : «Aujourd’hui, je l’annonce de façon un peu précipitée, commente-t-elle. J’aurais souhaité parler de vive voix avec mon monde car il y a bien des gens qui ont appris la nouvelle ce matin (mercredi). J’aurais voulu pouvoir l’annoncer avec mon monde, avec mon équipe, et surtout l’annoncer en Haute-Gatineau.»
Stéphanie Vallée a décidé de se retirer afin d’avoir plus de temps à consacrer à ses proches : «Le 26 mars, ça fera 11 ans que je fais la route entre l’Outaouais et Québec à toutes les semaines. Je ne suis pas chez moi la semaine ni les week-end. C’est une décision qui murit depuis longtemps. J’avais amorcé la réflexion lors de ma dernière campagne. Je me suis dit que c’était peut-être mon dernier mandat. À l’époque, mes enfants étaient encore dans l’adolescence et je réalisais à quel point la distance commençait à peser. Humainement, c’est beaucoup, ce qui m’amène à ne pas être près des miens lorsque parfois ils ont besoin de moi.»
En mars 2017, un brunch avait été organisé au Club de golf algonquin de Messines par l’Association libérale de Gatineau, afin de souligner le 10e anniversaire de la première élection de Stéphanie Vallée comme députée de la circonscription de Gatineau. Cette dernière a été élue pour la première fois à l’Assemblée nationale à l’occasion des élections générales du 26 mars 2007. Elle succédait alors au député sortant Réjean Lafrenière. Elle a été réélue par la suite en 2008, 2012 et 2014.
Stéphanie Vallée est originaire de Sherbrooke. Après des études collégiales à Montréal, elle a obtenu sa licence de droit civil à l’université d’Ottawa. Lors d’une entrevue accordée l’an passé à l’occasion du 10e anniversaire de sa première élection, elle nous avait expliqué qu’elle a «travaillé au cabinet du ministre fédéral de la Justice en 1993 et jusqu’aux élections fédérales. Par la suite, je suis allée faire mon stage dans un cabinet de Québec. Après, j’ai décidé de fonder mon cabinet à Maniwaki, car à l’époque j’avais rencontré Louis-André (Hubert). Il s’est joint à moi en 1999. J’ai travaillé au sein du cabinet de 1995 à 2007, lorsque j’ai été élue.»
Si à l’origine son ambition première était de devenir juge, c’est au cours de ses études qu’elle a commencé à développer un intérêt pour la politique et à s’impliquer, tant au niveau provincial que fédéral. Quand elle est arrivée à Maniwaki, elle s’est impliquée auprès de l’association de Réjean Lafrenière, qui avait été élu en 1989, ainsi qu’au sein de l’association de Lawrence Cannon.
En 2006, Stéphanie Vallée a été approchée afin de se présenter comme candidate au poste de députée de la circonscription de Gatineau. Réjean Lafrenière étant malade, il avait décidé de ne pas solliciter un autre mandat. Par la suite, au fil de ses réélections, Stéphanie Vallée a occupé différentes fonctions : en 2007, elle a été nommée adjointe parlementaire à la ministre de l’Éducation ; en 2008, suite à une autre élection, elle a été nommée adjointe parlementaire du Premier ministre pour les dossiers jeunesse, jusqu’à l’élection de 2012 ; par la suite, lorsque les Libéraux étaient dans l’opposition, elle a été attitrée au dossier des services sociaux de protection de la jeunesse et d’adoption ainsi qu’au dossier de l’aide médicale à mourir ; suite à l’élection de 2014, elle a été nommée ministre responsable de l’Outaouais et ministre de la Justice.
Pour Stéphanie Vallée, qui reste en poste jusqu’aux prochaines élections, il est trop tôt pour faire un bilan de ses quatre mandats. Elle se dit quand même fière de la réalisation de plusieurs dossiers comme les investissements pour les jeunes, la future nouvelle salle de spectacle de la Maison de la culture, l’unité d’hémodialyse, le travail qui a été fait pour doter les municipalités d’infrastructures de loisir, les investissements pour améliorer les routes et, dossier majeur qui l’a suivie tout au long de ses quatre mandats, l’annonce de la construction d’un nouveau Foyer Père-Guinard.
Après son départ, Stéphanie Vallée n’a pour le moment pas de plan précis. Mais une chose est sûre, elle dit vouloir rester liée à la politique. La députée-ministre ne sait pas non plus si des personnes seraient déjà intéressées à lui succéder. Au printemps dernier, elle avait dû composer avec une fronde dans sa propre circonscription, des libéraux mécontents de son travail de députée menaçant de lui opposer un autre candidat à l’investiture libérale dans Gatineau aux prochaines élections. Maintenant qu’elle a annoncé son retrait, l’Association libérale devra investir quelqu’un pour la remplacer. Stéphanie Vallée espère que la personne qui lui succèdera «aura la même passion pour la région».

Succession de Stéphanie Vallée
«Ni oui, ni non !» – Georges Lafontaine

LA GATINEAU – – Georges Lafontaine, qui vient tout juste de terminer une campagne électorale à la préfecture de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, ne dit pas oui ni non en laissant planer le doute sur sa candidature éventuelle à l’investiture du Parti libéral du Québec dans le comté de Gatineau à la suite du départ annoncé de la députée-ministre Stéphanie Vallée.
«Je viens tout juste de terminer une campagne à la préfecture de la MRC-VG. Peut-être oui, peut-être non. Nous verrons bien ce qui va se dérouler dans les prochains jours. Si les appuis se manifestent dans le comté, je vais très certainement prendre le temps d’analyser mes chances d’être élu à l’investiture.»
Georges Lafontaine connaît très bien les dossiers politiques du comté, ayant été l’attaché politique de l’ex-député, le regretté, Réjean Lafrenière. «C’est certain que je connais le tabac, comme dirait l’autre. Mais, dans ce genre d’aventure, tout repose sur l’appui des membres du comté. On verra bien !»