Conseil municipal : Trois programmes d’aide pour des projets de revitalisation

MANIWAKI – Il y avait réunion du conseil la semaine dernière. Parmi les points à l’ordre du jour, les élus ont adopté trois règlements qui visent à donner un coup de pouce financier pour des projets de revitalisation.
Le Règlement concernant un programme de revitalisation 2018 pour la Ville de Maniwaki prévoit une enveloppe de 80 000$ pour des projets de restauration ou de rénovation des façades des bâtiments commerciaux et résidentiels du centre-ville et d’autres secteurs. Les travaux admissibles sont la rénovation, l’embellissement, l’amélioration, la restauration des façades des immeubles et des murs donnant directement sur une rue publique. Le taux de participation de la Ville représente la moitié des travaux admissibles exécutés, pour une subvention maximale de 10 000$ par projet et un montant minimum de 2 500$. Pour être admissible, le propriétaire doit notamment réaliser des travaux d’un montant minimum de 5 000$.
Le Règlement concernant un programme visant à restaurer la peinture extérieure pour les bâtiments (résidentiels et commerciaux) dans la ville de Maniwaki prévoit une enveloppe de 3 000$. Les travaux admissibles sont la peinture ou la teinture des façades des immeubles et des murs donnant directement sur une rue publique ainsi que les façades des bâtiments accessoires, incluant les annexes. Le taux de participation de la Ville représente la totalité des coûts de la peinture ou de la teinture exclusivement jusqu’à un maximum de 500$ par propriété.
Le Règlement concernant un programme de revitalisation des enseignes commerciales pour l’année 2018 prévoit une enveloppe de 3 000$. Ce programme vise l’ajout ou le remplacement d’enseignes sur les bâtiments commerciaux pour lesquels les travaux admissibles sont les suivants : la préparation d’esquisses, la conception graphique, les matériaux et la production d’enseignes. Le taux de participation de la Ville représente la moitié des travaux admissibles exécutés, pour une subvention maximale de 500$ par projet. Le propriétaire doit réaliser des travaux d’un montant minimum de 200$.

Fonds de développement des territoires
Les élus ont adopté une résolution afin de déposer une demande d’aide financière au Fonds de développement des territoires. En avril 2015, les MRC ont reçu pleine compétence pour favoriser le développement local et régional sur leur territoire. Au même moment, le Fonds de développement des territoires a été institué pour les soutenir dans ce rôle. Si la Ville de Maniwaki obtient une réponse favorable à sa demande, le conseil dévoilera à ce moment-là à quel projet l’aide sera dévolue.

Appui à trois municipalités
Suite à un lettre envoyée par Denis Légaré, maire de Notre-Dame-de-la-Salette, Christian Pilon, maire de Plaisance, et Luc Desjardins, maire de Ripon, le conseil a adopté une résolution d’appui contre «la vague d’élimination de guichets automatiques et de fermetures de points de services de Desjardins en Outaouais». Comme l’expliquent les trois maires dans leur lettre, «les Caisses populaires Desjardins sont sur le point de faire des grandes coupures dans nos points de services et nos guichets automatiques installés dans nos petites municipalités de l’Outaouais. Malheureusement, nous ne sommes pas la première région au Québec qui goûte à la médecine du Mouvement Desjardins, mais nous en Outaouais nous ne sommes pas obligés de subir l’assassinat de nos petites municipalités qui pour 76% d’entre elles se battent déjà contre une dévitalisation due en grande partie à la centralisation des services vers les plus grands centres. Les Caisses populaires appartiennent à leurs membres et non à leurs CA. L’attaque de Desjardins est entrée en Outaouais par le sud-est et fera le tour de l’Outaouais. Dans la municipalité de Ripon, ils ont arraché le guichet automatique le lendemain de l’annonce qu’ils étaient pour l’enlever. Ce guichet était installé dans leur marché public, lieu où la majorité des petits producteurs et artisans de la Petite-Nation écoulent leur production. Ils se sont aussi attaqués à la municipalité de Plaisance qui a été durement affectée par l’ouverture de l’autoroute 50 et qui travaille fort pour s’en remettre. La Caisse a fermé il y a quelques années et maintenant ils perdent le reste de leurs services bancaires. Enfin, la municipalité de Notre-Dame-de-la-Salette, qui avait un point de service, un guichet et même une succursale dans un autre village, ne se retrouve avec rien. Des huit commerces qui se trouvent sur la route 309 à Notre-Dame-de-la-Salette, sept sont à vendre et deux sont complètement fermés. En 2018, ils ont perdu leur poste d’essence, leur bar et maintenant Desjardins tente de sonner le glas sur le village. Le village mène un dur combat contre la dévitalisation depuis les quatre dernières années et le décret de population montre une augmentation de la population de vingt-huit habitants l’an passé, signe que ses efforts commençaient à porter fruit. Nos trois municipalités vont s’unir pour combattre les actions de Desjardins qui sont complètement contre leur mission et contre leurs valeurs».