Cour supérieure : Revers des constables spéciaux

LA GATINEAU – Les constables spéciaux ont échoué dans leur tentative de forcer le gouvernement du Québec à déployer plus de constables afin d’assurer la sécurité dans les palais de justice.
Le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec avait présenté en 2016 une requête à la Cour supérieure, bien avant la violente altercation entre une prévenu et un constable spécial au palais de justice de Maniwaki. Le syndicat demandait à la cour de déclarer qu’en vertu des règlements en vigueur, le gouvernement devrait être forcé d’affecter au moins un constable spécial dans chaque salle d’audience de la Cour du Québec en chambre criminelle, pénale, de la jeunesse, ainsi que dans certaines causes civiles.
Suite à l’incident au palais de justice de Maniwaki, le ministère de la Sécurité publique a annoncé qu’il exigera dorénavant au moins deux constables spéciaux en tout temps dans tous les palais de justice du Québec. Certains palais de justice plus petits, comme celui de Maniwaki, n’avaient régulièrement qu’un seul constable spécial en fonction.
Les objectifs du syndicat dans sa requête étaient beaucoup plus ambitieux. Le juge de la Cour supérieure estime que ce n’est pas à lui de prendre une décision en la matière mais plutôt à un arbitre de grief, en raison du litige découlant de la convention collective qui lie les constables à leur employeur.