Négociations dans le secteur des CPE : Les salariés de 17 CPE en action partout en Outaouais

LA GATINEAU – Les membres du Syndicat des travailleur(euse)s en centre de la petite enfance de l’Outaouais – CSN (STCPEO-CSN) des CPE membres de l’association patronale ont décidé de faire grève mardi 27 février : «Cette journée de grève était devenue inévitable suite à la position prise par les employeurs de la région.»
Selon le syndicat, «depuis près de six mois, la ronde de négociations pour le renouvellement des articles locaux de la convention collective des 17 CPE (dont les CPE Vallée-Sourire à Gracefield et Kazabazua ainsi que le La Bottine à Maniwaki) faisant partie de la négociation regroupée ne fait aucun progrès. Les employeurs demandent des reculs importants ayant un impact direct sur la rémunération et la qualité de vie des travailleur(euse)s. Les employeurs, via leur porte-parole, exigeaient des conditions à la reprise des négociations. Ils ont de plus tenté de retarder encore plus la négociation en annulant la date prévue le 20 février et en demandant la présence d’un conciliateur auprès du ministère du Travail. Cette demande ajoute à la complexité d’obtenir des dates de rencontre, en adjoignant l’agenda d’une tierce partie».
Le syndicat, après plusieurs revendications auprès des parties concernées et l’acceptation de certaines conditions de la porte-parole patronale, a réussi à maintenir la rencontre de négociation du 20 février, et ce, en compagnie du conciliateur. Toutefois, il précise que «comme par les rencontres passées, rien ne s’est réglé, même pire, aucun sujet en lien avec les conventions collectives n’a été abordé durant cette journée. Devant ce fait, les salarié(e)s n’ont d’autre choix que de débrayer».
Selon Mélanie Beauchamp, présidente du STCPEO-CSN, «c’est un non-sens, il ne s’agit que de quatre articles. Il n’est pas question pour nous d’accepter des reculs dans nos conditions de travail. La négociation au niveau nationale est réglée depuis novembre dernier avec le ministère de la Famille. Mais au niveau local, l’employeur ne veut rien régler. Nous savons que ce dérayage impose des inconvénients aux parents et nous en sommes désolés. Toutefois, le bien-être des enfants passe aussi par le bien-être des responsables à l’alimentation, des éducatrices et de tout le personnel rattaché aux CPE».