Jeune homme blessé au palais de justice : Une manif pour «demander justice»

MANIWAKI – Une vingtaine de personnes ont participé samedi à la manifestation organisée en soutien au jeune homme de 18 ans qui a été gravement blessé lors d’une altercation entre ce dernier et un constable spécial, au palais de justice de Maniwaki. Steven Bertrand, qui a reçu une balle à la tête, est toujours à l’hôpital mais il est hors de danger. De son côté, le constable spécial, qui a été grièvement blessé à la tête à cause d’un coup de bâton télescopique, a reçu son congé de l’hôpital.
La manifestation, partie du palais de justice pour se rendre dans les rues de Maniwaki, a réuni des membres de la famille et amis de Steven Bertrand. Parmi eux, sa mère, Julie Bertrand, souhaite «que la sécurité soit améliorée dans les palais de justice et que le personnel soit mieux formé». En plus de demander justice, les proches de Steven Bertrand espèrent sensibiliser afin qu’un tel événement ne se reproduise plus.
Parmi les manifestants, il y avait aussi des proches de Brandon Maurice, un adolescent de 17 ans mort après avoir été intercepté lors d’une poursuite policière. Ce dernier était un ami de Steven Bertrand. Comme l’explique le père de Brandon, Ian Maurice, «on est venu pour supporter la famille de Steven. Ça n’a pas de bon sens que des jeunes se fassent tirer de même».
Les proches de Steven Bertrand espèrent que l’enquête, qui a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes du Québec, apportera des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent. Parmi elles, pourquoi, comme on peut le voir sur la vidéo filmée par un témoin, les trois agents de sécurité de la société Garda et un autre de la firme Sécurité Outaouais ne sont pas intervenus pour aider le constable spécial qui tentait de maîtriser le jeune homme. Selon un article de La Presse, ces derniers étaient tenus de s’interposer physiquement et de prêter assistance à l’agent de la paix.
De son côté, le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec dénonce le manque d’effectifs, surtout dans les petits palais de justice en région. Le constable qui a fait feu était le seul en poste au palais de justice de Maniwaki. Les agents de sécurité qui l’accompagnaient ne détiennent pas la même formation pour intervenir dans de telles situations.