Semaine de prévention du suicide : L’importance de continuer à sensibiliser

MANIWAKI – Afin de souligner la Semaine de prévention du suicide, qui s’étalait du 4 au 10 février sous le thème «Parler du suicide sauve des vies», plusieurs activités de sensibilisation étaient organisées à travers le Québec. Dans la région, l’organisme Suicide Détour avait convié la population à son traditionnel «Raquettons pour la vie», vendredi dernier au Club de golf des trois clochers. Une balade en raquettes afin de faire sortir les gens pour contrer la dépression hivernale, parce que passer du temps dans la nature aide à diminuer le stress, améliore l’état d’esprit. Des études démontrent que 20 minutes d’activité physique dans la nature ont des effets très bénéfiques sur le moral.
Également, durant la Semaine de prévention du suicide, les coordonnatrices de Suicide Détour, Marie-Ève Tessier et Caroline Lafontaine, sont allées à la rencontre de divers organismes afin de présenter un atelier sur la gestion de conflits. Elles se sont rendues aussi dans les écoles secondaires de Gracefield et de Low pour présenter un kiosque aux adolescents intitulé «corde à trucs», qui vise à augmenter l’éventail de stratégies d’adaptation des jeunes face aux difficultés.

Un problème de grande ampleur
Chaque jour, 3 Québécois s’enlèvent la vie. Les hommes représentent plus de trois quarts des suicides (833 hommes et 295 femmes en 2015). En 2015, selon les données provisoires disponibles, 1 128 personnes sont décédées par suicide.
Bien que le suicide soit un geste individuel, il s’inscrit dans un contexte plus large d’interactions entre la personne, sa communauté immédiate et la société en général. La qualité de vie de la personne, son réseau social de même que la disponibilité des ressources lorsque celle-ci a besoin d’aide, ont une influence sur sa situation de détresse. Ce qui fait qu’une personne ne voit plus de solution à ses problèmes, ce n’est habituellement pas le problème en soi, mais bien la perception qu’elle a du problème.