Le maire Raymond Morin souhaite, si jamais elle se propose de le faire, que la conseillère Michelle Briand s’excuse publiquement dans le journal La Gatineau.

Motion de blâme et de non-confiance envers Michelle Briand : Les élus de Déléage ont voté mardi soir

Le directeur général Henri-Claude Gagnon alors qu’il livrait le libellé de la motion de blâme envers la conseillère Michelle Briand aux contribuables, membres du personnel municipal et les journalistes.

DÉLÉAGE – Les élus de Déléage ont adopté unanimement une motion de blâme à l’endroit de la jeune conseillère Michelle Briand lors de la séance ordinaire du conseil municipal de la municipalité de Déléage, mardi soir dernier dans l’Édifice Palma-Morin.
La copie papier de cette motion de blâme n’était pas disponible pour les contribuables présents à la séance de même qu’aux journalistes. Mais nous avons enregistré l’exposé du directeur général Henri-Claude Gagnon, invité par le maire Raymond Morin à lire le document qu’il avait en mains.

Le texte
L’item «Motion de blâme» était inscrit au point 5,2 de l’ordre du jour sous la rubrique «Administration générale». Voici donc ce qu’a lu le directeur général Henri-Claude Gagnon aux contribuables et aux journalistes présents.
Considérant que la sortie médiatique de la conseillère Michelle Briand dans le journal La Gatineau le 21 décembre 2017 ; considérant que la conseillère attaque directement certaines décisions du conseil municipal auquel elle appartient ; considérant que Madame Briand met en doute non seulement les décisions prises par le conseil, elle porte également atteinte à sa réputation, celle de la municipalité et celle du maire ; considérant qu’il s’agissait d’informations de nature confidentielle et, pire encore, qui sont fausses et inexactes ; considérant les nombreux manquements de la conseillère à la loi, à l’éthique et au code de déontologie et aux règles de conduite qui s’imposent ; considérant qu’il lui a été demandé de s’expliquer, ce qu’elle a refusé par le biais du directeur général de la municipalité dans un courriel du 17 janvier 2018 ; considérant que la conseillère a plutôt choisi de ne pas participer aux comités pléniers : il est proposé de voter une motion de blâme et de non-confiance à l’encontre de la conseillère. On lui demande de s’expliquer publiquement et suite à ce refus (?) la municipalité se réserve les droits de recours à une plainte éventuelle ou autre. Le maire Raymond Morin a insisté pour que les excuses de Madame Briand soient publiées dans le journal La Gatineau.
La résolution a été proposée par le conseiller Michel Guy, appuyé du conseiller Jean-Pierre Morin et adoptée unanimement par les membres du conseil dont le maire Raymond Morin et les conseillers Denis Brazeau, Gilles Jolivette et Louise Charlebois.

 

La jeune conseillère Michelle Briand.

Réaction de Michelle Briand
Michelle Briand nous a fait parvenir un courriel tôt dans la matinée de mercredi. «J’ai cumulé de nombreux engagements au cours des dernières années et j’ai la prétention d’affirmer que j’ai, somme toute, des bases suffisantes de formation et d’expérience en rôles et responsabilités des administrateurs, en éthique et déontologie et en matière de droit. J’ai été élue par des citoyens qui s’attendent à beaucoup de moi et qui crient que je suis suffisamment compétente pour bien remplir mon rôle de conseillère. J’ai toujours eu le courage de mes convictions et je n’ai jamais hésité à me positionner différemment ou en amont directement à l’avant du groupe lorsque la situation le demandait. Il y a des dossiers parfois plus complexes qui se présentent, qui demandent beaucoup d’analyse et une grande rigueur de travail dans la gestion de ceux-ci. Quant à la motion de blâme et de non-confiance qui m’a été adressée par les autres membres du conseil, je ne puis pour l’instant émettre de commentaires. Je vais moi aussi obtenir copie papier de ladite motion. Et, par la suite, je dois, dans les faits, pour toutes questions juridiques d’abord m’adresser à un conseiller accrédité en éthique et déontologie municipal afin d’être en pleine mesure de répondre proprement».
Le maire, Raymond Morin, a refusé notre demande d’entrevue sur le sujet au terme de la séance du conseil.