Adoptions des prévisions budgétaires 2018 : Hausse de 3,41% de la taxe foncière

GRACEFIELD – C’est un budget austère que les membres du conseil municipal ont adopté, à l’occasion d’une rencontre extraordinaire, pour 2018. Il s’élève à 7 472 659$ et prévoit une augmentation de la taxe foncière de 3,41% sur tout le territoire. Dans le secteur du village, pour une résidence évaluée à 122 295$, cela représente une hausse globale de 62,58$ soit 2,99% ; pour les secteurs Wright et Northfield, 38,76$ soit 2,80%.
En début de séance, le maire, Réal Rochon, a lu un texte afin d’expliquer le budget 2018 : «Je dois vous dire que reconduire le budget 2017 avec les augmentations de dépenses de 2018 représentait une hausse moyenne du compte de taxes de près de 11,49%. Nous étions unanimes à dire qu’il fallait réduire cette augmentation, alors nous avons mis de l’avant une réorganisation des services et des réductions de dépenses dont voici quelques exemples : confier la direction de l’urbanisme au directeur général pour la prochaine année de manière à réduire la masse salariale de près de 60 000$ pour ce secteur d’activité ; procéder à l’enlèvement de la neige du secteur village à l’aide de nos rétrocaveuses pour éviter l’achat d’une souffleuse à neige ; paiement complet du camion de service de la brigade incendie 4X4 et des équipements requis à même les surplus accumulés pour éviter l’endettement futur de 38 666$ plus les équipements au montant de 6 000$.»
Ces coupures ont permis de faire passer l’augmentation moyenne de 11,5% à 6,5% environ. «Mais nous étions déterminés à faire mieux encore, poursuit Réal Rochon. Pour y parvenir, nous avons pris la décision de diminuer notre personnel et certains services : fermer le bureau de la SAAQ à compter du 27 avril, alors qu’il a coûté aux contribuables de Gracefield la somme de 26 900$ en 2017 et aurait coûté plus de 30 000$ en 2018, sachant que plus de 50% des utilisateurs proviennent d’autres municipalités que la nôtre et aucune d’entre elles ne voulait contribuer financièrement ; diminuer de deux le nombre d’employés saisonniers cet été ; retarder d’un an ou deux l’embauche d’un nouvel opérateur ; ne pas retenir les services d’une consultante cet été pour l’aménagement et l’embellissement du noyau urbain. En tenant compte du poste de direction de l’urbanisme qui demeurera vacant pour un an, ceci porte donc à six les postes qui ont été coupés cette année. Nous avons également suspendu, du moins pour cette année, l’injection de fonds de 7 000$ destinés à contribuer financièrement à des petits travaux de peinture des façades des maisons et des clôtures. Finalement, sur la recommandation de monsieur Bernard Duffy, les membres du conseil et moi-même avons décidé de ne pas se prévaloir de l’augmentation annuelle de nos salaires. Ce geste hautement symbolique a inspiré les employés syndiqués à voter majoritairement et favorablement à la proposition de leur président, monsieur Éric Gauthier, qui vise à diminuer les augmentations salariales d’un demi pourcent, soit 1,5% d’augmentation au lieu de 2% et cela pour l’année budgétaire 2018 et 2019. Nous avons aussi convenu avec le syndicat d’une prolongation du terme de la convention collective de trois ans et qui prévoit une hausse salariale de 1,5% seulement pour ces trois années. L’ensemble de ces mesures et de ces décisions nous permettent de dévoiler un budget austère mais réaliste.»
Pour la suite, Réal Rochon estime qu’il va falloir «continuer à travailler très fort pour parvenir à équilibrer le budget de l’an prochain».