Olivier Martel, à droite, en compagnie de son co-pilote, Vincent Hubert.

Deuxième au Rallye Sports Québec : Une performance étincelante pour la recrue Olivier Martel

Olivier Martel avec un jeune partisan.

MANIWAKI – Tout ce qu’il voulait, c’était de terminer la course. Il a fait plus que ça. Au volant de sa WRX Subaru 2002 de l’Équipe BMR Martel et Fils, il a conduit sa «bombe verte» comme un pro en route vers une deuxième position du Rallye Sports Québec et une 16e position dans le classement des pilotes de la 53e édition du Rallye Perce-Neige présenté en fin de semaine dans la région.
Olivier Martel nous a fait part de ses impressions une trentaine de minutes avant le départ de samedi matin aux Galeries de Maniwaki. «Il s’agit de ma première expérience au rallye. Avec mon co-pilote, Vincent Hubert, j’ai consacré au moins un an à me préparer techniquement et psychologiquement à ma première participation au Perce-Neige. Je suis né avec la vitesse dans le corps. Mais aujourd’hui, je ne veux pas gagner. Il y a trop de bons pilotes d’expérience ici. Mon seul but est de terminer la course.»

Un peu plus relax
Nous avons discuté avec Olivier Martel dans la matinée de mardi. Toute la pression avait disparue finalement. La grisaille de sa performance a laissé la place au calme désinvolte qu’il développe au volant de son bolide.
«Je suis très fier d’avoir complété le parcours. Ce n’est pas évident vous savez. J’étais septième à un certain moment de la course. Mais nous avons éprouvé des problèmes à la suite d’une sortie de piste dans la deuxième portion du parcours de Kitigan Zibi Anishinabeg. Nous sommes revenus sur la parcours mais nous avons été victimes de deux crevaisons. Le temps de réparer le tout, j’avais pris un certain retard sur les courseurs. Mais je suis fier de ma performance. Le Rallye Perce-Neige était la première de quatre compétitions pour l’obtention du championnat québécois Rallye Sports Québec. C’est encourageant.»
Olivier Martel a félicité son co-pilote, Vincent Hubert, et tous les gens impliqués dans l’Équipe BMR Martel et Fils de son père Luc qui était visiblement fier de son fils quand nous lui avons parlé quelques instants avant le départ dans la matinée de samedi.

Au volant d’une Subaru STI 06 : Karel K. Carré gagne le Perce-Neige

Il faisait un froid de canard samedi matin.

MANIWAKI – Le Lavalois Karel K. Carré avec Samuel Joyal de Terrebonne comme co-pilote a remporté la 53e édition du Rallye Perce-Neige avec un chrono de 2,31 :51.5 pour devancer l’Ontarien Leord Urlichich avec sa Subaru Impreza STI 07 par moins de deux minutes.
Simon Vincent, de Laval également, sur sa Subaru Impreza 94, a obtenu la troisième place sur le podium, lui qui pouvait compter sur Hubert Gaudreau, de Berthier, comme co-pilote. Le pilote recrue, Olivier Martel, de Maniwaki, flanqué de son co-pilote Vincent Hubert de Messines, ont impressionné à leur toute première participation au rallye. Olivier Martel a laissé savoir qu’il était très satisfait de sa performance avec un chrono de 3,16,42 heures malgré les problèmes qui se sont produits dans la deuxième portion du parcours à Kitigan Zibi Anishinabeg. Il a fait une sortie de route. Il a été capable de revenir mais deux crevaisons devaient lui enlever toute chance de grimper au classement. Avant ces deux crevaisons, il était septième. Mais il s’est tout de même faufilé pour terminer au 16e rang du classement général des pilotes.

Moins de participation
La participation de la population a été moindre que l’an dernier mais tout de même impressionnante compte tenu du fait que le mercure indiquait -30 degrés celcius pour le départ samedi matin aux Galeries de Maniwaki.
Les pilotes ont été bien accueillis dans le secteur Farley de même qu’à Blue Sea et Cayamant. Plusieurs bénévoles ont contribué au succès de cette 53e édition. Si on tient compte de certaines conversations de coulisse, il appert qu’un comité, formé de gens de la Vallée-de-la-Gatineau, dirigera la 54e édition en 2019.
Tous les résultats de la 53e édition sont disponibles sur le site web du Rallye Perce-Neige.

Le Perce-Neige à Cayamant : 300 amateurs dans les autobus

CAYAMANT – Le jeune maire de Cayamant, Nicolas Malette, évalue à au moins 300 le nombre d’amateurs qui ont participé au passage des pilotes du Rallye Perce-Neige samedi dans les deux zones de spectateurs aménagées dont celle à l’angle du chemin Petit Cayamant et la Forêt de l’Aigle.
«La municipalité, ses pompiers et un groupe de bénévoles s’impliquent dans le Perce-Neige pour la deuxième année d’affilée. Et, encore une fois, c’est un succès aussi retentissant que l’édition 2017. S’il n’en tient qu’à nous, nous serons de retour l’an prochain. Nous allons en discuter avec les membres du comité organisateur sous peu», indique Nicolas Malette, visiblement fier du succès remporté par l’activité.
Les membres du comité organisateur, et quelques pilotes, que nous avons eu l’occasion de rencontrer ont indiqué que l’implication de la municipalité de Cayamant était un tonique pour le sport automobile.
Les amateurs ont fait la fête en encourageant les pilotes. Les pompiers volontaires de Cayamant, sous la direction de leur chef, Yves Brousseau, étaient fort bien organisés pour assurer la sécurité des spectateurs en tout temps sur le site de la compétition. Les communications allaient bon train entre les pompiers dispersés aux deux aires de spectateurs qui ont été aménagées. Les amateurs ont également contribué au succès de l’activité en démontrant beaucoup de civisme tout au long du rallye.

Problèmes techniques : Sylvain Erickson contraint à l’abandon

Il a testé sa Hyundai Accent 2000 tout au long de l’été. Des contraintes techniques l’ont forcé à l’abandon samedi dernier.

MANIWAKI – «Ce n’est pas le Sylvain Erickson que vous avez l’occasion de voir habituellement qui va courser aujourd’hui. Je n’aurai pas le couteau entre les dents. Je vais prendre ça un petit peu relax». Voilà l’état d’esprit manifesté par l’ex-champion à une trentaine de minutes du départ dans la matinée de samedi aux Galeries de Maniwaki.
Celui qui avait terminé en cinquième position du classement général l’an dernier qui lui avait valu une troisième position au Championnat canadien des pilotes ne se faisait pas d’illusions avant de prendre le départ de la 53e édition. «Il est certain que je ne suis pas ici pour de la figuration mais j’étrenne une toute nouvelle voiture et j’espère qu’elle va tenir le coup.»

Abandon
L’ex-champion a travaillé fort au cours des derniers mois pour préparer sa Hyundai Accent 2000 à quatre roues motrices, turbo, avec un moteur de 350 chevaux-vapeur. «Techniquement, sur papier, c’est une vraie bête. Mais je ne la connais pas à 100 %. J’espère, tout simplement, être en mesure de terminer le rallye.»
La Hyundai Accent 2000 a été fabriquée à la main en partant de la carosserie jusqu’aux pièces de direction. Il l’a testée au cours de l’été. Sylvain Erickson n’a pas été en mesure de compléter le parcours du Perce-Neige 2018. Il va se remettre à travailler sur sa nouvelle voiture afin de se préparer à l’édition 2019 du Perce-Neige.