Marie-Cécile Nottaway : Un article dans le New York Times

KITIGAN ZIBI ANISHINABEG – Belle notoriété pour Marie-Cécile (Cezin) Nottaway, propriétaire de l’entreprise de traiteur Wawatay catering. Le célèbre journal The New York Times lui a consacré dernièrement un article intitulé «Au Canada, chasser et préserver un mode de vie autochtone» et dans lequel son histoire est racontée.
Marie-Cécile Nottaway vit à Kitigan Zibi mais elle est originaire de Lac rapide et elle a grandi dans le Parc de la Vérendrye. Son père et sa grand-mère lui ont appris à cuisiner et à trouver dans le bois de quoi manger en chassant, pêchant et en ramassant les trésors culinaires offerts par la nature.
Marie-Cécile Nottaway a mis à profit ce savoir ancestral qui lui a été transmis pour monter en février 2011 son entreprise de traiteur, après avoir été cuisinière au Hawk tranding post, au Château Logue et au centre de réhabilitation Wanaki. De fil en aiguille, ses plats traditionnels sont devenus très prisés et son entreprise a grandi.
L’article du New York Times est consacré à la préservation des traditions autochtones, en particulier culinaires, et fait référence à l’époque des pensionnats durant laquelle les enfants étaient notamment privés des plats de leur communauté afin de les assimiler. Il y est expliqué que «lorsque le chef algonquin Cezin Nottaway avait 5 ans, sa mère lui a appris à tuer et à peler un castor à mains nues. La petite fille a aussi appris à attraper un lapin et à tirer un orignal de la forêt en imitant son grognement obsédant».
L’article raconte aussi que de plus en plus de chefs cuisiniers font valoir les plats traditionnels autochtones : «Dès cet été, Rich Francis, un chef autochtone qui a terminé à la troisième place de «Top Chef Canada» en 2014, accueillera «Red Chef Revival», une nouvelle série sur YouTube qui explorera, entre autres sujets, les racines des autochtones. Il y a des camions de nourriture autochtones en Colombie-Britannique, des cours de cuisine à Ottawa et de nouveaux restaurants et cafés à Toronto, y compris Ku-Kum et NishDish, qui servent des assiettes comme la salade de pissenlit et de canneberge. Mme Nottaway a servi de la soupe d’omble fumée à une foule de milliers de personnes sur la Colline du Parlement à Ottawa pendant les célébrations du 150e anniversaire du Canada l’an dernier.»
Ce n’est pas la première fois que Marie-Cécile Nottaway fait parler d’elle. La jeune femme a été primée et elle a notamment été choisie en 2012 par la Fondation Michaëlle Jean pour une campagne publicitaire, dans la cadre de laquelle la photo de Marie-Cécile a été diffusée dans trois revues, Ottawa magazine, Canadian family et Toronto magazine, ainsi qu’à l’université d’Ottawa.
Voici le lien pour voir l’article du New York Times au complet : https://www.nytimes.com/2018/01/16/dining/canada-indigenous-cooks.html