De gauche à droite : Sandra Carré-Beauchamp, agente à l’intervention attitrée à la population allochtone ; Georgette Whiteduck, agente à l’intervention attitrée à la population des Premières nations ; Kathleen Dufour, directrice générale du CAVAC de l’Outaouais.

CAVAC : Nouvelle agente dédiée aux membres des Premières nations

MANIWAKI – C’était un objectif de longue date : le CAVAC (Centre d’aide aux victimes d’actes criminels) de Maniwaki vient d’élargir ses services en embauchant une nouvelle agente dédiée aux victimes issues des communautés de Kitigan Zibi et de Lac Rapide. Il s’agit de Georgette Whiteduck, originaire de la région, agente à l’intervention pour le CAVAC de l’Outaouais. 

Cette embauche a été rendue possible grâce au déménagement du CAVAC de Maniwaki dans un bureau situé au palais de justice, permettant ainsi d’avoir plus d’espace. Comme l’explique Kathleen Dufour, directrice générale du CAVAC de l’Outaouais, «il y a un point de services à Maniwaki depuis 2006. On donne des services à toute la population de la Vallée-de-la-Gatineau, incluant les deux communautés autochtones. Mais on se rendait compte que nos services auraient avantage à être mieux adaptés aux membres des Premières nations. Notre déménagement a permis de prévoir un deuxième bureau, car avant on n’avait aucun espace pour accueillir une deuxième intervenante. On est donc allé chercher du financement du Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels, qui est récurrent donc on parle d’un projet à long terme. C’était important pour nous d’avoir une agente elle-même membre des Premières nations, qui a vraiment une compréhension des réalités des communautés autochtones et pour créer un lien de confiance.»

C’est la première fois que le CAVAC de Maniwaki dispose d’une agente exclusivement dédiée aux victimes issues des Premières nations. Mais le réseau des CAVAC au Québec développe des services pour ces dernières depuis plusieurs années.

«Il faut savoir donner des services dans le respect des communautés et avoir une compréhension des besoins, explique Kathleen Dufour. Peu importe de quelle communauté on vient, être victime d’un acte criminel apporte son lot de conséquences et on a besoin d’être accueilli dans un milieu où on va avoir confiance et se sentir bien pour obtenir les services qui nous sont offerts. On était conscients que pour une victime issue des Premières nations, de venir à une rencontre dans un milieu comme celui du palais de justice, c’est extrêmement intimidant. Donc, avoir une intervenante comme Georgette, qui possède toute la compréhension nécessaire, je suis convaincue que pour les victimes issues des Premières nations ça sera une barrière en moins. Elles vont avoir le sentiment qu’elles peuvent se confier, avoir confiance et être comprises dans ce qu’elles vivent. On veut leur donner accès à l’ensemble des services qu’une victime peut avoir, à l’information et aux indemnisations.»

Pour la population de Lac Rapide, qui fait face à une problématique d’éloignement et de manque de moyens de transport,  Georgette Whiteduck sera amenée à se rendre sur place. 

Les CAVAC sont des organismes communautaires qui prêtent leur concours à la mise en œuvre d’un programme d’aide aux victimes. Ils dispensent des services de première ligne à toute personne victime d’un acte criminel et ses proches, ainsi qu’aux témoins d’un acte criminel. L’aide des CAVAC est disponible que l’auteur du crime soit identifié ou non, arrêté, poursuivi ou reconnu coupable. Les CAVAC travaillent en collaboration avec les intervenants du milieu judiciaire, du réseau de la santé et des services sociaux, et des organismes communautaires.

Pour joindre l’agente à l’intervention attitrée à la population des Premières nations : 819-449-5168 poste 68646. Pour joindre l’agente à l’intervention attitrée à la population allochtone de la Vallée-de-la-Gatineau : 819-449-5168 poste 68645.