Eaude Bélair et Mélanie Guénette, intervenantes du CALACS Vallée-de-la-Gatineau, ont distribué des cœurs jaunes, symboles du mouvement #EtMaintenant.

CALACS Vallée-de-la-Gatineau : Sensibilisation au #EtMaintenant

MANIWAKI – Après #MoiAussi, la campagne #EtMaintenant a été lancée par la chroniqueuse Aurélie Lanctôt et l’animatrice Léa Clermont-Dion à l’occasion de leur passage sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle. Cette campagne, initiée en partenariat avec le mouvement Québec contre les violences sexuelles, vise à réfléchir aux suites positives à donner au mouvement #MoiAussi. Elle comprend une déclaration commune signée par quelque 180 femmes du Québec qui invitent désormais le plus grand nombre à signer la déclaration en ligne, à utiliser le mot-clic #EtMaintenant et à porter un cœur jaune en signe de soutien.
Afin de sensibiliser la population à cette campagne, les intervenantes du CALACS Vallée-de-la-Gatineau, Maude Bélair et Mélanie Guénette, étaient aux Galeries de Maniwaki la semaine dernière. Elles ont distribué des cœurs jaunes, symboles du mouvement #EtMaintenant. «Le mouvement #MoiAussi est un encouragement à la dénonciation et à briser le silence, expliquent les deux intervenantes. Pour que ce mouvement ne s’essouffle pas, la campagne #EtMaintenant a été lancée. Donc on encourage les gens à porter le cœur jaune et à signer la déclaration commune, que l’on peut trouver sur la page Facebook du CALACS. Cette déclaration dit qu’on s’engage à continuer le combat et on encourage les femmes à briser le silence.»
Cette nouvelle campagne est aussi une réaction à la tribune signée par 100 femmes en France, dont l’actrice Catherine Deneuve, appelant à préserver la «liberté d’importuner» des hommes et déplorant les «campagnes de délation» sur les réseaux sociaux. «Elles soutiennent les hommes dans leur droit de draguer les femmes et ont peur qu’à cause de ce mouvement les hommes soient moins enclins à flirter avec les femmes, explique Maude Bélair. Mais la différence entre une agression sexuelle avec du harcèlement et un flirt, c’est qu’il y a un contexte de menace, chantage, intimidation, pression. On ne remet pas en question le droit de flirter. Le flirt est tout à fait sain, tant qu’il n’est pas fait sous le chantage, la menace et la violence.»
Lorsqu’elles ont distribué les cœurs jaunes, les intervenantes du CALACS ont invité les passants à faire des dons volontaires qui seront réinvestis dans les activités de l’organisme et dans la réalisation d’un DVD de sensibilisation.