Le Centre d’interprétation est à la croisée des chemins : Restructuration et pérennité en 2018

MANIWAKI – Le Centre d’interprétation de la protection des forêts contre le feu (CIPFCF) au Château Logue à Maniwaki, tel qu’on le connaît dans le moment, pourrait bien changer d’image en 2018. Bilan d’une entrevue avec son directeur, François Ledoux.
Une étude, réalisée par la firme montréalaise Culture Essor, qui sera présentée au conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en mars prochain, traitant de la restructuration et de la pérennité de l’entreprise culturelle régionale, est révélatrice à plus d’un point de vue.
«Dans l’exercice de son mandat, Culture Essor a réalisé un sondage auprès de 600 personnes dans la Vallée-de-la-Gatineau. Un total de 123 personnes y ont répondu. C’est excellent. Il appert que les visiteurs aimeraient mieux entendre parler de l’histoire régionale que de feux de forêt. Il faut dire que nous oeuvrons actuellement dans le domaine de l’histoire régionale. Le sondage révèle le besoin de réorienter le mandat du centre. Mais, rien n’a encore été décidé. Des rencontres sont prévues entre les divers intervenants avant qu’une décision définitive ne soit prise», précise François Ledoux.

Une étude financée
Le CIPFCF a bénéficié d’une aide financière de 45 200 $ de la MRC-VG dans le cadre du Fonds de développement du territoire (FDT) pour les projets structurants. De cette somme, 25 200 $ ont été consacrés au fonds de roulement du centre et 20 000 $ pour la réalisation d’une étude sur l’avenir du CIPFCF.
«Nous avons demandé à 14 entreprises de nous formuler des demandes pour la tenue de cette étude. Trois entreprises ont manifesté leur désir de réaliser l’étude mais Culture Essor a été la seule à répondre à nos critères», ajoute François Ledoux.

La restructuration
Tout est sur la table admet François Ledoux. Le CIPFCF doit voir à sa restructuration dans le but d’assurer sa pérennité pour l’avenir. Et cela passe par de nouveaux partenaires.
«Nous devrons nous lancer à nouveau dans la recherche de financement auprès de nouvelles entreprises qui ont déjà été sollicitées. Nous devrons approcher les entreprises forestières de la région avec un nouveau plan de communication préalablement défini. On veut aussi frapper à la porte du gouvernement du Québec afin d’obtenir l’investissement requis à la réalisation de nos nombreux projets», rajoute François Ledoux.
Le temps urge. L’an prochain, comme nous l’a précisé François Ledoux, le CIPFCF recevra sa dernière aide financière de 25 000 $ du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ). Le CIPFCF a demandé à la Ville de Maniwaki de renouveler sa mise financière annuelle qui doit être approuvée bientôt par les élus.
«Il nous manque, incluant la mise du MCCQ, quelque 30 000 $ pour financer nos activités en 2018. Nous avons connu une super année avec la MRC-VG mais leurs budgets ne sont pas récurrents.»
Les douze membres du comité créé pour mener à terme le projet ont tenu trois rencontres au cours de l’été. Il a été question d’un changement de thématique touristique et culturelle de même que de l’évolution du CIPFCF.

Le consensus
L’étude de la firme Culture Essor sera analysée au peigne-fin par le conseil des maires de la MRC-VG, le conseil de ville de Maniwaki et le conseil d’administration du centre. Le conseil d’administration devra statuer sur les projets qui seront retenus. «Et le plus important, où va-t-on trouver l’argent pour réaliser tous ces projets ?»
Un centre régional d’archives
Le projet est clairement identifié comme étant très important. «Nous aimerions être impliqués dans la réalisation de ce projet spécifique. Une chose très importante qu’il faut absolument retenir. Dans la Vallée-de-la-Gatineau, nous sommes très bons pour mettre des affaires au monde mais on oublie que ça prend de l’argent après pour les faire fonctionner.»
Un centre d’archives, selon François Ledoux, doit se doter d’une structure d’accueil permanente, d’une réceptionniste, d’un entrepôt dont la température et l’humidité sont contrôlées. Il faut une salle de consultation. «Je me répète, tout est sur la table. Il ne manque que l’argent.»

La toiture
La couverture qui recouvre la salle d’exposition au centre n’a toujours pas été refaite. Les dirigeants du Centre attendent l’exécution de ces travaux depuis neuf ans. «Depuis l’an dernier, nous n’avons entendu parler de rien. Nous avons été obligés de libérer l’espace de notre salle d’exposition afin d’éviter que nos équipements soient détruits. On fait quoi cette année ? Il est question d’un musée pour l’Outaouais. Nous aimerions bien qu’il soit aménagé à Maniwaki.»
François Ledoux est bien conscient que le Centre doit offrir ses services aux écoles de la région. «Un guide pédagogique pour les écoles afin de faire connaître notre histoire, en passant par la drave, est un projet majeur et très intéressant. Les Commissions scolaires des Draveurs et des Portages-de-l’Outaouais vont distribuer quelque 20 000 guides pédagogiques dans leurs écoles dans lesquels l’histoire est livrée en images et en textes révélateurs.»
Pour conclure l’entrevue, François Ledoux en appelle aux divers acteurs régionaux afin d’éviter que cette étude ne se retrouve sur les tablettes. «Je précise qu’au cours de la dernière année, nous n’avons eu aucune communication avec le bureau régional de l’Outaouais du MCCQ. Ce n’est pas normal. C’est comme si on n’existait pas pour eux. Nous trouvons que ce silence est indécent à l’endroit d’un organisme régional qui se dévoue pour sa région depuis au moins 25 ans», conclut François Ledoux.

Une année 2017 bien remplie pour le Centre d’interprétation

MANIWAKI – Le Centre d’interprétation de la protection de la forêt de Maniwaki a accueilli plus de visiteurs en 2017 qu’en 2016 en orchestrant plusieurs activités liées directement à la culture régionale. Une année positive selon son directeur, François Ledoux.
Rappelons que 60 personnes ont assisté au lancement de l’exposition «Hommage à nos forestiers- D’hier à aujourd’hui» au Château Logue le 17 mai 2017. Philippe Carrière a présenté son exposition de photos en présence de parents et amis dans les salles du Centre le 24 mai 2017.
Le projet Columbo 2017 a été lancé par une conférence de presse à la brasserie Les Brasseurs du Temps à Gatineau. François Ledoux, Éloi St-Amour et Louis-André Hubert ont représenté la Vallée-de-la-Gatineau à ce lancement. Les Brasseurs du Temps ont offert en dégustation la bière «Les Cageux», brassée spécialement pour le projet Columbo 2017.Une foule de plus de cinquante personnes était présente pour l’occasion.
Le 26 mai 2017, la Ville de Maniwaki était l’hôte du Congrés annuel de Villages-Relais. Les congressistes ont pu visiter le Centre de même que Le Pythonga, le circuit patrimonial dans la ville et le Parc des Draveurs avec la collaboration du sculpteur, Donald Doiron.
La campagne promotionnelle des trois centres d’interprétation régionaux (Grand-Remous, Ste-Thérèse-de-la-Gatineau et Maniwaki) a eu lieu au bureau d’information touristique de Maniwaki le 5 juin dernier. Le napperon s’est révélé comme étant un excellent moyen de propagande touristique dans la région.
Le 6 juin 2017 avait lieu la conférence de presse pour la 5e édition du Tournoi de golf conjoint Centre et Fondation de la santé de la Vallée-de-la-Gatineau qui a été présenté au club de golf Algonquin de Messines le 23 août 2017. Quelque 120 personnes (80 golfeurs et 40 personnes au souper) ont participé à l’événement qui a généré des recettes de 25 000 $ qui ont été partagées, à parts égales, par les deux organismes.

De la grande visite
Le Centre a reçu 180 élèves de la Commission scolaire Pierre-Neveu en deux jours, le 25mai et le 1er juin 2017. Le Centre a également participé au Rendez-vous aérien à l’aéroport régional de Maniwaki à Messines où plus de 30 avions étaient exposés. Pas moins de 1 300 personnes ont répondu à l’invitation de la Régie intermunicipale de l’aéroport de Maniwaki (RIAM).
Les représentants du Centre ont également participé au lancement officiel de la Petite école de rang à Bouchette le 11 juin dernier. Le Regroupement du patrimoine de Gatineau et de l’Outaouais a visité le Centre dans le cadre des Tournées Découvertes organisées dans tout l’Outaouais. Les participants ont été dirigés vers l’École de rang de Bouchette, le Centre culturel de Kitigan Zibi et le Centre d’interprétation du cerf de Virginie à Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau.
Mme Christiane Carle, ex-directrice générale de la Caisse populaire de la Haute-Gatineau était la présidente d’honneur du concours de putting dans le cadre du tournoi de golf annuel. L’activité a permis aux organisateurs de récolter la somme de 500 $.
Sur l’invitation du Projet Columbo, les passionnés d’histoire se sont rassemblés à l’Auberge du Draveur à Maniwaki afin de rendre hommage aux draveurs de la région. Une randonnée sur le Baskatong a été organisée. Louis-André Hubert, François Ledoux et Isabelle Regoût ont orchestré la rencontre. Cette rencontre a donné lieu aux témoignages de draveurs de la région dont Vital Riel, Jean Lauriault, Jeannine St-Denis, Bruno Robitaille et Alain Lafrance.
«Nous avons été très actifs en 2017 et nous continuerons de l’être en 2018. Plusieurs projets ont été identifiés par une étude dont les résultats seront divulgués en mars prochain. Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche», estime le directeur, François Ledoux.
Le conseil d’administration du Centre a accueilli de nouveaux membres en 2017. Il est maintenant composé de Andrée David, présidente, Bruno Robitaille, vice-président, Jean-René Vaillancourt, secrétaire-trésorier, Mélanie Marchand, Francyne Major et Sonny Constantineau, représentant de la Ville de Maniwaki.