Des raquettes de l’an 2000

LA GATINEAU – Pour sortir des sentiers battus, l’être humain utilise la raquette pour se frayer un chemin dans la neige. Mais les bonnes «vielles chaussettes» ont évolué et il semble que la pratique soit en hausse au cours des cinq dernières années.

Les baby-boomers de la région se souviennent sûrement du Club des raquetteurs qui était très populaire dans le temps et qui attirait de nombreux amateurs de la région et de l’extérieur surtout durant le fameux traditionnel carnaval d’hiver de Maniwaki au cours duquel était présentée la fameuse course internationale de chiens de trait.

Dans l’histoire

Les premières raquettes à neige auraient vu le jour il y a 4 000 ans. La pratique de la raquette a donné naissance au ski de fond dans le nord de l’Europe et à la raquette en babiche typiquement nord-américaine.

Les vieilles histoires sur la raquette ont inspiré Jake Thamm et Tamara Laug, cofondateurs de Crescent Moon Snowshoes à Boulder au Colorado qui ont relevé le défi de créer une raquette à partir d’un matériau inédit dans le domaine : le polymère, qui permet de concevoir une raquette à la fois légère, durable et abordable. Les premiers exemplaires sont déjà sur le marché et les critiques sont très élogieuses envers ce nouveau produit qui révolutionne le monde de la raquette sur la scène internationale.

Des modèles adaptés

Avant d’acheter une paire de raquettes, il faut retenir le détail le plus important : votre poids. Ça déterminera la taille idéale de vos futures raquettes, mais ce n’est pas le seul facteur à considérer non plus : certains modèles doivent convenir à des poids variant de 150 à 250 livres, mais renfonceront plus facilement dans la neige poudreuse si le poids est plus élevé. Ce qui fait, qu’en plus du poids, il faut tenir compte de la longueur de l’enjambée, ce qui explique pourquoi les raquettes sont souvent vendues en version pour hommes, ayant une plus longue enjambée et pour femmes, au pas plus rapprochés.

Et il y a des nouveautés sur le marché qui se démarquent nettement : le modèle Crescent Moon Eva à 210 $; la TSL Symbioz Elite à 330 $; La MSR Evo Ascent et la Faber S-Line à 200 $; la Tubbs Mountaineer à 300 $ et finalement, la Kahtoola NanoSpikes à 54 $.

Il semble bien que ces nouveaux modèles créés au goût du jour ont un impact sur la montée en flèche de la pratique du sport de la raquette qui est un équipement prisé par les chasseurs, trappeurs et travailleurs forestiers.

Il se pourrait bien que cette vague soudaine de popularité de la raquette atteigne également la Vallée-de-la-Gatineau au point où un club régional soit formé.