Au cours des dernières années, la région de l’Outaouais a dû faire face à divers aléas naturels, comme les inondations du printemps dernier.

Sécurité publique dans la région de l’Outaouais : Création d’une nouvelle direction régionale

LA GATINEAU – Le gouvernement du Québec a annoncé la création de trois nouvelles directions régionales au ministère de la Sécurité publique, dont une sera basée à Gatineau dans la région de l’Outaouais, renforçant ainsi la présence gouvernementale en sécurité civile et en sécurité incendie sur le territoire.

Ces trois directions régionales de la sécurité civile et de la sécurité incendie, tout comme les sept existantes, regrouperont des intervenants qui appuieront les autorités municipales dans les différentes phases de la sécurité civile, soit en prévention, en préparation, en intervention et en rétablissement. 

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement du Québec d’agir en amont des évènements climatiques extrêmes qui sont de plus en plus nombreux à affecter le territoire québécois. De plus, il s’agit d’une réponse concrète à l’accroissement du risque lié à l’augmentation du transport de matières dangereuses par voies maritime, ferroviaire ou terrestre.

Selon Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, «la mise en place de ces trois nouvelles directions régionales permettra au ministère de la Sécurité publique d’assurer une présence plus complète sur l’ensemble du territoire québécois. De plus, ces nouvelles directions régionales amélioreront la coordination des différents partenaires si un événement nécessitant l’intervention gouvernementale survenait dans ces régions».

«L’Outaouais a été durement touchée par les inondations printanières, a déclaré la députée-ministre Stéphanie Vallée. En tant que ministre responsable de la région, je suis heureuse de pouvoir compter sur la présence de nouvelles ressources en sécurité civile et en sécurité incendie sur notre territoire. Nos municipalités bénéficieront ainsi d’un meilleur accompagnement pour faire face à de tels événements.»

Au cours des dernières années, la région de l’Outaouais a dû faire face à divers aléas naturels qui ont affecté la sécurité des personnes et des biens dans plusieurs communautés, notamment : la région a été l’une des plus affectées lors des inondations printanières de 2017 ; plusieurs inondations et mouvements de sol affectent la région annuellement ; on estime qu’il y a entre 50 et 60 mouvements de sol nécessitant l’intervention gouvernementale chaque année dans cette région.


La FQM émet 21 recommandations afin d’améliorer la gestion des inondations

LA GATINEAU – La Fédération québécoise des municipalités (FQM) s’est présentée avec une série de 21 recommandations afin d’améliorer la gestion future des épisodes d’inondation dans un contexte de changements climatiques lors de la journée Inondations du printemps 2017 : bilan et perspectives, organisée par le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et ministre de la Sécurité publique, M. Martin Coiteux, qui s’est tenue à Québec.

«Dans un contexte de changements climatiques, les épisodes d’inondation que nous avons vécus au printemps dernier seront beaucoup plus fréquents. En tant que gouvernements de proximité et premiers intervenants sur le terrain, les municipalités doivent être en mesure de sécuriser les biens et les personnes et d’offrir l’assistance nécessaire aux sinistrés. Or, bien souvent, le manque de ressource et le manque de coordination dans le partage de l’information limitent la capacité d’intervention des municipalités », a indiqué le président de la FQM, M. Richard Lehoux.

C’est d’ailleurs un des constats qu’a fait la FQM à la suite des inondations printanières : l’intervention auprès des citoyens sinistrés aurait été grandement améliorée si le gouvernement avait impliqué le palier municipal dès le départ dans la prise de décision et si le partage d’informations avait été plus constant.

«Ce que l’on propose au gouvernement, c’est une véritable interaction entre nos deux paliers. C’est d’utiliser les forces de chacun pour améliorer la coordination lorsque de tels événements se produisent. Les municipalités et les MRC doivent être partie prenante de la solution et le gouvernement doit soutenir financièrement les efforts de ces dernières», a ajouté M. Jacques Demers, vice-président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog, qui était présent à cette journée de bilan.

L’enjeu de la communication est vital tout comme celui de l’accès à des données actuelles et complètes. Comme nous l’avons constaté ce printemps, la cartographie des zones inondables n’est pas disponible pour l’ensemble des municipalités. Il faut impérativement une aide gouvernementale pour compléter la cartographie et actualiser les données de cotes de crues. La FQM est d’ailleurs très sensible à cette question et collabore avec le consortium Ouranos afin d’outiller les municipalités et les accompagner dans leurs initiatives d’adaptation aux changements climatiques.

«Il ne faut pas jouer à l’autruche et se mettre la tête dans le sable, nous allons connaître d’autres événements d’une telle envergure au cours des prochaines années. Les changements climatiques vont affecter les municipalités partout au Québec, que ce soit celles qui sont situées sur les berges d’une rivière ou celles sur les rives du Saint-Laurent. Nous devons travailler tous ensemble afin de nous y préparer et intervenir efficacement», a conclu le président de la FQM.

Vous pouvez consulter les 21 recommandations sur le site Internet de la FQM.