Les priorités en 2018 : Chantal Lamarche dévoile ses résolutions

CAYAMANT – Les maires de la région ont dressé la table au cours des quatre dernières années. Tous les plans sont finalisés et sont prêts à être exécutés. C’est le temps de passer à l’action. La préfète, Chantal Lamarche, parle de ses résolutions pour 2018.

La préfète rappelle la tenue du forum touristique en janvier dernier au club de golf Algonquin à Messines où divers scénarios de développement avaient été avancés en ateliers. «Je me souviens des beaux projets qui avaient alors été effleurés. Le temps est maintenant venu de travailler à leur réalisation.»

La matrice graphique réalisée par la MRC est un outil qui peut servir au développement de la région. «Et que dire de la création de la Cour municipale. C’est en 2018 que nous allons connaître les effets positifs engendrés par la mise en place de cette structure. Tous les revenus seront versés dans les coffres des municipalités de la MRC. C’est là que nous connaîtrons les résultats de nos décisions.»

FDT, MADA, etc.

Divers projets, financés par le Fonds de développement du territoire (FDT) verront le jour en 2018. Les municipalités qui ont travaillé au programme Municipalités amies des ainés (MADA) de même qu’à la politique familiale, en général, se rapprochent des effets positifs de cette dynamique régionale. «Et le projet d’une salle de spectacles de la Maison de la culture de la Vallée-de-la-Gatineau connaîtra sûrement son dénouement en 2018. C’est un projet qu’a cautionné la MRC. La mise en œuvre de ce projet est attendu avec impatience.»

Le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) représente beaucoup de sous pour l’ensemble des municipalités de la région.

«Le plan a été déposé et c’est positif. J’ai d’ailleurs rencontré les élus municipaux de Kazabazua pour en discuter avec eux. Un réel dynamisme s’est dégagé de ces rencontres si bien que notre collaboration devrait mener à des résultats positifs.»

Idem pour le Service de génie civil de la MRC alors que le carnet de demandes est rempli. «Nous avons été dans l’obligation d’embaucher des techniciens pour répondre adéquatement aux demandes qui nous ont été adressées. Notre Service de génie se développe normalement et c’est tout à l’honneur des maires de la région qui y ont cru dès le départ.»

La préfète s’attend à ce que le sentier de VTT qui relie les Monts Cayamant et Blue Sea connaisse une suite positive quant à la fréquentation régulière des quadistes de la région et de l’extérieur. «Nous devons également poursuivre le développement de la Véloroute des Draveurs mais je vais également travailler fort à la promotion de notre sentier de VTT.»

Le Programme de développement de zone agricole (PDZA), qui a fait l’objet de consultations publiques en 2017, devrait se développer dès 2018. «Nous voulons en arriver à la location de petites terres à des gens qui sont intéressés par la production de petits fruits et de légumes dans la Vallée-de-la-Gatineau.»

Le projet Cap Sud-Ouest, qui regroupe des représentants des MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Pontiac et Témiscamingue, qui vise à préciser puis à promouvoir les potentiels de ces trois territoires distincts, est prêt à démarrer. «L’étude a été complétée. Il ne reste plus qu’à réaliser les objectifs qui ont été retenus. Nous devons attirer les investisseurs chez nous. Nous aurons le droit de puiser dans le Fonds régional de rayonnement (FOR) pour identifier les projets mis de l’avant tant ici qu’ailleurs.»

Chantal Lamarche est bien consciente du fait que tous les projets qui seront mis de l’avant en 2018 sont le fruit du travail des maires de la région au cours des quatre dernières années. Elle admet que c’est le temps de passer à l’action et c’est pourquoi elle poursuit les discussions avec ses collègues du conseil des maires, lesquels elle respecte les opinions.

«J’ai 17 bras-droits au sein du conseil. Je dois d’abord gagner la confiance de mes collèges et m’assurer de leur appui pour la suite des choses. J’ai bien l’intention de respecter l’autonomie municipale. Je suis particulièrement heureuse d’avoir été élue au sein du conseil d’administration de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Le fait d’avoir été élue par acclamation est une marque de confiance qui ajoute à ma volonté d’apporter ma contribution au développement de l’Outaouais, de son volet rural également.»

Chantal Lamarche n’a jamais caché son admiration pour les organismes voués au développement social sur le territoire. «Il y en a 59 en tout et je tiens à confirmer ma solidarité envers ces organismes qui émanent de la Table de développement social de la Vallée-de-la-Gatineau. C’est important de travailler ensemble. Je ne le dirai jamais assez, nous devons travailler pour les gens de notre région.»

La santé

Pour ce qui concerne le dossier de la santé, la préfète Chantal Lamarche a déjà bougé. Elle a rencontré le président-directeur général du Centre intégré de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSS), Jean Hébert, pour faire le point sur la situation qui prévaut sur le territoire de la MRC.

«Je ne peux rien dire pour l’instant mais je tiens à ce que la population sache que je m’occupe de ce dossier important et je serai en mesure d’en divulguer davantage dans les prochaines semaines.»

Comme elle l’avait promis au cours de sa campagne électorale, Chantal Lamarche entend réviser le budget de la MRC afin d’analyser la possibilité d’apporter des modifications «pour que ça coûte moins cher aux contribuables.» Pour ce faire, elle entend créer un comité d’analyse du budget, composé de ses collègues, dans le but d’en arriver à comprimer les dépenses.

«Au nom de mes collègues du conseil, des membres du personnel de la MRC, je souhaite à toute la population une période des fêtes agréable, en bonne compagnie».