Assemblée des Premières nations : Les chefs réclament plus de financement pour les policiers autochtones

LA GATINEAU – Une assemblée extraordinaire des Chefs de l’Assemblée des Premières Nations (APN) a eu lieu du 5 au 7 décembre à Ottawa. Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, a exhorté le gouvernement fédéral à agir maintenant pour reconnaître les services de police des Premières Nations en tant que services essentiels et à fournir les fonds et le soutien semblables à ceux dont jouissent les autres corps policiers du pays.

«La sécurité de nos familles et de nos enfants est notre priorité et les policiers des Premières Nations sont aux premières lignes pour accomplir ce travail, a déclaré Perry Bellegarde. La dure réalité est que le financement des services de police des Premières Nations sur les réserves n’a pas été augmenté depuis 2009. Nos policiers sont des personnes braves et dévouées qui méritent un matériel de qualité et des salaires justes et équitables. Le gouvernement doit désigner nos services de police en tant que services essentiels et les soutenir comme services essentiels. C’est une question de justice et d’équité, et de collectivités saines et sécuritaires pour les familles.»

L’Assemblée des Premières Nations de la région Québec-Labrador (APNQL) a tenu une conférence de presse lors de l’assemblée extraordinaire des Chefs de l’APN et a demandé un appui soutenu pour les services de police des Premières Nations. Une résolution de l’APN, adoptée à l’unanimité lors de son assemblée générale annuelle de 2017, exhorte le gouvernement fédéral de s’assurer que les services de police des Premières Nations soient considérés comme des services essentiels et soutenus équitablement, de la même manière que les corps policiers municipaux et provinciaux.

Une vingtaine de corps de police autochtones du Québec craignent de devoir fermer après le 31 mars 2018. Ils dépendent du Programme des services de police des Premières Nations (PSPPN), subventionné par le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral, qui arrivera alors à échéance. L’APNQL a réussi à s’entendre avec le gouvernement québécois qui assume 48 % des coûts, mais pas encore avec Ottawa qui finance l’autre portion. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenu à rassurer les corps policiers en assurant qu’un arrangement sera trouvé pour qu’il n’y ait aucune interruption de service.