Céline Tremblay s’est liée d’amitié avec Rose Kiénou de Dédougou au Burkina Faso qui a séjourné chez elle la semaine dernière.

Accueillie par Céline Tremblay : Une visite mémorable pour Rose Kiénou

BLUE SEA – L’agricultrice Céline Tremblay de Blue Sea est reconnue pour son implication dans la communauté régionale. La semaine dernière, elle accueillait à sa ferme la Burkinabé (Burkina Faso) Rose Kiénou, venue au Québec pour raffermir ses connaissances en agriculture et pour se familiariser avec les types de cultures d’ici.

«Rose visite le Québec depuis trois semaines. La première semaine s’est déroulée dans la région de St-Eustache à la Fédération de l’Union des producteurs agricoles Outaouais-Laurentides (UPA-OL). L’UPA gère une organisation qui s’appelle UPA-Développement international (UPA-DI) dont le mandat est d’aider les pays en voie de développement. Rose fait partie d’un groupe d’une quinzaine de producteurs, de paysans du Burkina Faso, du Sénégal et d’Haïti qui sont venus au Québec pour apprendre comment on s’organise au niveau de la mise en marché de nos produits, les visites de fermes et la façon dont on travaille la terre.»

Lors de la première semaine, elle a participé à des conférences et a visité des fermes dans le secteur de St-Eustache. Elle a passé la deuxième semaine en résidence chez Céline Tremblay et cette semaine, elle termine son séjour de trois semaines au Québec, en participant au Congrès de l’UPA à Québec.

«L’UPA nous a fait parvenir une documentation à savoir si nous étions intéressés à recevoir des agriculteurs et agricultrices chez nous. J’ai accepté de recevoir Rose et je l’ai invitée à participer, jeudi soir, au Banquet de la faim à l’école Sacré-Cœur de Gracefield. Pierre Côté, un producteur laitier de Montcerf-Lytton, recevait deux agriculteurs du Burkina Faso et Stanley Christensen, a accueilli une Sénégalaise à la ferme familiale de Lac Sainte-Marie», ajoute Céline Tremblay.

La belle Rose

Rose Kiénou habite Dédougou au Burkina Faso. Elle est mariée et mère de six enfants «qui sont tous grands maintenant. J’ai été fort bien accueillie par Céline. J’aime le Québec quoique c’est un peu froid. J’ai participé au banquet de la faim jeudi soir. J’ai bien aimé. Le français est ma deuxième langue. Au Burkina Faso, chaque village a son propre dialecte. Mais si on me parle lentement, je comprends très bien tout le monde», indique la belle Rose alors que nous partagions une tisane à la résidence de Céline Tremblay à Blue Sea.

Fleurs et haricots

Rose et son mari cultivent les champs près de leur résidence. Ils font pousser des fleurs et des haricots qu’ils revendent sur le marché local. Ils font partie d’une coopérative agricole à Dédougou. «Nous cultivons avec nos bœufs et nos pioches. Nous débutons notre journée vers 9h le matin. Nous prenons une pause d’une heure pour dîner et nous reprenons le travail à 13 jusqu’à 14h. Nous prenons le temps de vivre un peu. Le climat chaud a souvent raison de nos énergies, c’est pourquoi nous adoptons un horaire quotidien de six heures de travail. Ce n’est pas le cas au Québec qui bénéficie de quatre saisons.»

Rose ignore si elle reviendra au Québec un jour. Mais il se pourrait bien qu’elle le fasse tellement elle a aimé son séjour de trois semaines parmi des gens qui lui ressemblent, ici, au Québec.

Le Burkina Faso est un des dix pays les moins développés au monde. L’agriculture compte pour 32 % du produit intérieur brut (PIB). Le français est la langue officielle du pays et sa capitale est Ouagadougou. Le pays compte 19,5 millions d’habitants.

«Je trouve que Rose a été très courageuse de venir au Québec. Ce sont de bons échanges. Nous apprenons à nous connaître. Ce fut un plaisir d’accueillir Rose qui a été bien acceptée dans ma famille d’agriculteurs», conclut Céline Tremblay.