Les enseignantes Vicky Veilleux et Sylvie Dupont ont accompagné les jeunes qui ont préparé le banquet et qui l’ont même servi à plus d’une centaine de convives qui ont payé 25 $ chacun pour y prendre part.

5e Banquet de la faim de l’école Sacré-Cœur : Une expérience révélatrice

GRACEFIELD – Pendant que les riches s’enrichissent sur le dos des pauvres et savourent leur caviar alors que le tiers de la planète crève de faim, dix-sept jeunes étudiants de l’école Sacré-Cœur de Gracefield travaillent fort pour financer leur voyage humanitaire au Guatemala qui aura lieu en mars prochain.

Les riches, les gens de la classe moyenne et les pauvres ont mangé ensemble jeudi soir dernier au Banquet de la faim à l’école Sacré-Cœur de Gracefield.

«Pour la quatrième année consécutive, nous irons au Guatemela afin d’aider une coopérative agricole dans l’aide à la plantation. Dix-sept élèves prendront part à ce voyage, qui équivalent à 20 % de la clientèle scolaire. Il s’agit d’une activité de sensibilisation très puissante. Les élèves l’ont vécue et les parents auront l’occasion de le faire également», d’indiquer l’enseignante Vicky Veilleux qui est à l’origine des banquets de la faim et qui a pu compter sur la collaboration de sa collègue, Sylvie Dupont, pour animer le souper qui a cette particularité de départager la clientèle selon l’épaisseur de leur porte-monnaie. Quelque 112 personnes, malgré la neige abondante qui tombait sur la région jeudi soir dernier, ont participé à la 5e édition du Banquet de la faim.

Yves St-Jacques, directeur de l’école, n’a pas manqué de spécifier l’engagement de l’enseignante Vicky Veilleux dans cette belle aventure qui représente une expérience peu commune pour les jeunes de l’école.

Stéphane Rondeau, directeur général-adjoint de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO), a abondé dans le même sens que Yves St-Jacques. «Je suis heureux de constater la bonne participation à ce banquet malgré la neige qui tombe en abondance à l’extérieur.»

Vicky Veilleux a précisé que plusieurs personnes en étaient à leur premier banquet de la faim. «Faut-il ajouter qu’au moins 12 000 enfants ne mangent pas à leur faim en Outaouais. Il faut en arriver à un monde plus équitable pour tous. La bouffe du banquet a été préparée par les élèves qui participeront au voyage. Ma collègue Sylvie Dupont a prévu une petite mise en scène qui saura vous distraire et vous informer durant le repas.»

Michael Mercier a fait les frais de la musique et les pièces sélectionnées ont plu à l’auditoire. Le banquet comprenait cinq menus. Plusieurs personnes ont profité des cinq menus mais certaines personnes se sont retrouvées avec une seule assiette pour satisfaire leur appétit. Et c’était voulu ainsi. Les organisateurs ont ainsi voulu que les gens prennent conscience que plusieurs être humains ne mangent pas à leur faim dans le monde. Les pauvres ont eu droit à un délicieux pâté chinois. Pas si mal, tout de même.

Chaque étudiant devra débourser la somme de 1 400 $ pour participer à ce voyage humanitaire. D’autres activités de financement sont prévues dans les prochains mois et la population sera invitée à participer.

Des statistiques révélatrices

Dans les pays en développement, une personne sur trois n’a pas accès à des installations sanitaires adéquates. Dans certains pays, les gens doivent marcher 6 km pour aller chercher de l’eau. Un milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à de l’eau potable. Le tiers de la population mondiale vit avec moins de 20 litres d’eau par jour. Au moins 4 000 enfants, chaque jour, meurent de diarrhée, une maladie causée par la contamination de l’eau.