Conseil des maires : Un budget de 9,4 millions pour 2018

LA GATINEAU – La première rencontre du nouveau conseil des maires, tenue la semaine dernière, a été essentiellement marquée par l’adoption des prévisions budgétaires. Pour 2018, le budget total s’élève à 9 402 388$.

Comme il est expliqué dans le document remis aux élus, «par ces prévisions, on décode de grandes orientations et certains enjeux pour les différents services de l’organisation. Une planification plus précise sera effectuée à travers les différentes directions de service et comités d’élus concernés au fil de l’année. Cette année, avec les élections municipales du 5 novembre, l’assermentation d’une nouvelle préfète le 13 novembre et 10 nouveaux venus sur 17 au conseil de la MRC, l’exercice budgétaire est très particulier. En effet, une véritable course contre la montre avec l’échéance légale du 22 novembre nous a porté à présenter un budget structuré de manière très similaire à 2017. La direction a donc mis à jour un budget qui répond aux besoins de l’organisation, en équilibre, et presque stable quant aux contributions municipales dans le financement total».

Les revenus passent de 9 134 991$ en 2017 à 9 402 388$ en 2018. Une augmentation de l’achalandage au niveau du génie municipal, de l’écocentre et de nouvelles sources de transferts sont à l’origine de cette augmentation des revenus. Ceux-ci se répartissent ainsi : transferts et autres, 52% ; quotes-parts partie commune, 29% (même chose qu’en 2017) ; centre de transfert – tarification déchets et recyclage, 12% ; traitement des boues septiques, 7%.

Comme un budget municipal doit être en équilibre, les dépenses sont du même montant que les revenus. Elle se répartissent ainsi : développement économique et promotion touristique, 22% ; déchets et recyclage, 20% ; administration, 7% ; traitement des eaux usées, 7% ; évaluation foncière, 7% ; gestion et aménagement du territoire, 6% ; transport et communications, 6% ; baux de villégiature, 5% ; génie municipal, 4% ; sécurité publique, 3% ; logement social, 3% ; loisirs et culture, 3% ; greffe, 2%.

Principaux enjeux et modifications par rapport à 2017

Les résultats prévus pour 2017 sont réaffectés au budget 2018 : un surplus prévu en 2017 de 147 852$ a donc été affecté entre les trois parties du budget de la MRC pour l’année 2018.

Le budget total augmente de 261 791$, soit 2,93%. Les affectations de surplus et les nouveaux revenus de sources externes permettent un maintien à peu près équivalent des répartitions aux municipalités pour l’année 2018.

Les revenus suivants ont augmenté par rapport à l’an passé : le revenu du Fonds de développement des territoires, les nouvelles sommes ont toutes été injectées dans le financement des professionnels en développement de l’équipe ; une nouvelle subvention du ministère de la Famille est injectée au budget pour les politiques familiales et municipalités amies des aînés ; l’achalandage de l’écocentre a augmenté considérablement, donc les revenus également ; le carnet de commande du génie municipal est de plus en plus chargé.

Comme il est expliqué dans le document présentant le budget, «la direction travaille en continu afin d’assurer le déploiement d’un plan d’effectif optimal au niveau des ressources humaines. La masse salariale est un poste budgétaire important dans une MRC et c’est également le poste qui est au cœur des services offerts aux municipalités et à la clientèle. Pour 2018, nous sommes forcés d’estimer en partie l’indexation de la masse salariale puisque la convention collective en vigueur sera échue le 31 décembre 2017 et n’est pas encore renégociée. Aussi, des changements d’affectations de la masse salariale entre certains postes seront effectués à l’issue du diagnostic organisationnel en cours par la Fédération québécoise des municipalités en collaboration avec la direction».

Le facteur évaluation totale (ÉT) est utilisé en grande partie pour la répartition des quotes-parts entre les municipalités. Jusqu’en 2016, la MRC utilisait la richesse foncière uniformisée pour répartir toutes les dépenses pour lesquelles un autre moyen de répartition n’a pas été statué, c’est ce que la loi prévoit. Cela avait pour effet d’influencer les charges aux municipalités sans nécessairement tenir compte de l’assiette fiscale réelle dont elles disposaient, ce qui n’est plus le cas. La base de taxation des municipalités locales repose sur l’ÉT et le conseil a donc jugé normal en 2017 que cela reflète également leur mode de répartition à la MRC.

Répartitions aux municipalités

Il y a les quotes-parts partie commune (commune aux 17 municipalités du territoire), qui s’élèvent à 2 709 099$ contre 2 659 821$ en 2017 ; le traitement des boues septiques (toutes les municipalités sauf Maniwaki), 628 731$ contre 647 446$ en 2017 ; le centre de transfert (exclut Low, Denholm, Lac Sainte-Marie et Kazabazua pour des raisons de distance), 1 170 271$ contre 1 195 228$. Donc un total pour le financement municipal de 4 508 101$ contre 4 502 495$ en 2017.

Ce dernier se répartit ainsi entre les municipalités : 160 077$ pour Aumond, 256 450$ pour Blue Sea, 80 658$ pour Bois-Franc, 212 819$ pour Bouchette, 249 740$ pour Cayamant, 292 322$ pour Déléage, 131 510$ pour Denholm, 103 548$ pour Egan-Sud, 765 172$ pour Gracefield, 235 064$ pour Grand-Remous, 189 017$ pour Kazabazua, 286 555$ pour Lac Sainte-Marie, 214 511$ pour Low, 622 387$ pour Maniwaki, 360 583$ pour Messines, 143 529$ pour Montcerf-Lytton, 164 715$ pour Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, 39 441$ pour les TNO. Le financement municipal total enregistre une légère hausse de 0,12% par rapport à 2017.