Plus d’argent pour les régions : Mais il faut que les municipalités puissent le gérer de manière autonome

LA GATINEAU – La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a accueilli favorablement les annonces en développement économique régional effectuées par le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão. Alors que le gouvernement du Québec fait une place appréciable à l’économie des régions dans cette mise à jour économique, en injectant 300 millions de dollars sur 6 ans pour appuyer le développement économique, la FQM se questionne toutefois sur l’usage qui sera fait de ces sommes d’argent, puisqu’aucune mention n’a été faite par le gouvernement en ce sens.

« Alors que les investissements sont une bonne nouvelle, nous nous questionnons sur la flexibilité qu’auront les municipalités dans la gestion de ces sommes. Est-ce que ces investissements transiteront par un programme ou seront-ils versés dans un fonds géré par les municipalités », plaide le président de la FQM, M. Richard Lehoux, qui rappelle du même souffle que le gouvernement avait promis lors de sa création que le FARR aurait la flexibilité nécessaire pour que les MRC puissent réaliser leurs projets.

Internet haute vitesse : un pas de plus dans la bonne direction

Par ailleurs, la FQM salue l’annonce d’un investissement supplémentaire de plus de 300 millions de dollars dans les infrastructures numériques afin d’assurer le branchement de toutes les régions du Québec à Internet haute vitesse. Avec ces investissements, les régions du Québec disposeront dorénavant des outils leur permettant d’assurer l’essor économique de leur territoire et d’en faire des milieux de vie plus attrayants.

«Les besoins en région sont criants, et non seulement il faut poursuivre les investissements pour développer nos régions, mais il faut dans le même temps compléter la cartographie de notre réseau de fibre optique afin d’éviter un développement anarchique sur le territoire et supporter les projets mis de l’avant par les municipalités, a ajouté M. Lehoux. D’ailleurs, nous souhaitons que les projets soumis lors de la première vague d’appel de propositions qui n’ont pu être encore financés soient traités de façon prioritaire.»