Le partage des fruits de la croissance économique du Québec : «Des retombées tangibles pour l’Outaouais»

LA GATINEAU – Les membres du caucus régional, Stéphanie Vallée, députée de Gatineau, ministre de la Justice et ministre responsable de la région de l’Outaouais, André Fortin, député de Pontiac et ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Marc Carrière, député de Chapleau, Maryse Gaudreault, députée de Hull et Alexandre Iracà, député de Papineau, se réjouissent que «la bonne santé des finances publiques, les effets positifs du Plan économique du Québec et la vigueur de l’économie permettent au gouvernement d’annoncer de nouvelles mesures pour améliorer la qualité de vie des familles de l’Outaouais».

Le ministre des Finances, M. Carlos J. Leitão, a confirmé que «la bonne gestion des finances publiques» et «la solide performance de l’économie depuis le début de l’année» avaient permis de dégager un surplus budgétaire de 2,4 milliards de dollars au terme de l’exercice 2016-2017. Il a aussitôt confirmé que 50 % des surplus seront utilisés pour baisser les impôts des Québécois.

«En 2014, le gouvernement avait reçu le mandat de remettre de l’ordre dans les finances publiques. Les agences de notation confirment que nous avons posé les bons gestes, aux bons moments. La vigueur de l’économie se reflète sur le marché du travail. Depuis l’arrivée du gouvernement en place, 201 800 emplois ont été créés, dont la majorité est à temps plein et dans le secteur privé. Ainsi, après avoir atteint un plancher annuel historique de 7,1 % en 2016, le taux de chômage au Québec devrait poursuivre sur cet élan et se situer à 6,1 % en 2017, un niveau inférieur à celui prévu au Canada. Suivant l’évolution de l’économie, la rémunération des salariés québécois a connu une croissance supérieure à celle du Canada. Le Québec forme aujourd’hui une des économies les plus performantes du pays.»

Modification du régime de la taxe scolaire

Le gouvernement s’engage à corriger le problème d’iniquité lié aux écarts de taxation qui a notamment été constaté en Outaouais et à mettre fin aux transferts des contribuables entre les commissions scolaires linguistiques. Cela vise à alléger le fardeau fiscal des contribuables, tout en maintenant le niveau de financement des commissions scolaires et le pouvoir de taxation de celles-ci.

Une baisse de 16% à 15% du taux d’imposition au 1er janvier 2017

Le contexte économique favorable permet d’abaisser le taux d’imposition des premiers dollars de revenu gagné. En ajoutant à cette mesure l’abolition de la contribution santé et la bonification du montant personnel de base, les Québécois bénéficieront d’une réduction permanente de leur fardeau fiscal de 2,3 milliards de dollars par année dès 2017.

Une aide aux familles de 100 $ par enfant pour l’achat de fournitures scolaires

Le gouvernement versera un supplément de 100$ par enfant d’âge scolaire chaque année, en juillet, pour aider à l’achat de fournitures scolaires, et ce, dès 2017.

Pour l’année en cours exceptionnellement, le gouvernement versera le montant de 100$ par enfant en janvier 2018.

Ainsi, une famille avec deux enfants d’âge scolaire dont chaque conjoint gagne un revenu de 44 050$ profitera d’une réduction annuelle de son fardeau fiscal de 1 200$ dès 2017

2,6 milliards de dollars pour permettre de sortir plus de 100 000 personnes de la pauvreté

En complément de l’allègement fiscal présenté et afin d’apporter également un soutien aux personnes plus vulnérables, le gouvernement annonce la mise en place du troisième Plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, accompagné d’une aide financière de 2,6 milliards de dollars sur six ans. Ce plan qui portera une attention particulière à la situation des personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi sera détaillé prochainement par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et s’articulera autour des axes suivants : bonifier le revenu disponible des personnes en situation de pauvreté, tout en maintenant une incitation à intégrer le marché du travail ; 
favoriser la participation sociale et l’inclusion.

444 M$ pour favoriser la réussite éducative

En lien avec la Politique de la réussite éducative lancée en juin dernier, le gouvernement annonce :

– 337 millions de dollars, sur six ans, seront alloués à la Stratégie sur les services éducatifs aux enfants de 0 à 8 ans afin de favoriser l’égalité des chances pour tous et de renforcer la qualité éducative dans les services de garde. Concrètement, cela permettra de recruter 500 professionnels additionnels, des orthophonistes et des orthopédagogues, pour les élèves du niveau primaire dès septembre 2018.


- 107 millions de dollars seront investis au cours des prochaines années en enseignement supérieur pour embaucher 120ressources additionnelles pour assurer la formation des étudiants. 
Ces sommes s’ajoutent à l’investissement de 3,4 milliards sur six ans annoncé au budget de mars 2017, qui permettra d’engager 5 000 personnes en services directs aux élèves, dont 1 500 sont déjà à l’œuvre dans nos écoles depuis la dernière rentrée scolaire. 


630 M$ pour améliorer l’accès et la qualité des services en santé

La mise à jour économique prévoit des investissements additionnels de 630 millions de dollars, soit 105 millions de dollars par an, dès cette année, qui permettront d’améliorer les services auprès des aînés en établissement et des clientèles vulnérables, et de prévenir les dépendances, par exemple au cannabis.

667 M$ pour de nouvelles initiatives économiques de toutes les régions


Depuis 2014, le gouvernement dit «agir pour créer un environnement favorable au développement des entreprises, aux nouvelles initiatives économiques et à la création d’emplois. Le Québec est maintenant reconnu comme une des économies les plus performantes au Canada». 
Sur le montant total annoncé, le gouvernement investira 367 millions de dollars additionnels au programme existant pour accélérer le déploiement des infrastructures numériques performantes dans toutes les régions du Québec. Cela permettra à plus de 90 % des Québécois d’avoir accès à Internet très haute vitesse d’ici cinq ans. 


La réduction du poids de la dette demeure une priorité


Le poids de la dette brute du Québec sur l’économie continue de diminuer. Au 31 mars 2017, il s’établissait à 51,9 % du PIB, alors qu’un an plus tôt, le ratio était de 53,4 %. L’objectif, inscrit dans la Loi sur la réduction de la dette et instituant le Fonds des générations, demeure de ramener le poids de la dette brute à 45 % du PIB d’ici 2025-2026. 


«Depuis 2014, nous avons fait exactement ce que nous avons dit que nous ferions, a déclaré Carlos J. Leitão, ministre des Finances du Québec. Nous avons posé des gestes importants pour remettre la maison en ordre. Nous avons posé les bons gestes aux bons moments pour redresser les finances publiques, rétablir la confiance des consommateurs et des entreprises et relancer notre économie pour améliorer les services à la population, notamment en santé et en éducation. 
Ainsi, grâce à nos actions, le contexte favorable permet maintenant d’accélérer la mise en œuvre de notre plan pour alléger le fardeau fiscal des Québécois, tout en contrôlant notre dette afin d’assurer l’équité intergénérationnelle. Cette mise à jour s’inscrit dans le prolongement des budgets précédents et confirme notre détermination à améliorer concrètement la qualité et le niveau de vie des familles du Québec. Toutes les familles du Québec doivent pouvoir profiter et vont pouvoir profiter davantage, dans les années à venir, des fruits de cette croissance. Nous allons poursuivre la mise en œuvre de notre plan. Un plan structuré, équilibré et réaliste au bénéfice des familles du Québec.»