Serge Lacourcière (à droite), directeur du CFPVG, avec les élèves de mécanique automobile et les deux enseignants, Pierre-Olivier Alie et Matthew Morin.

Pénurie de mécaniciens : Un casse-tête pour les garages

LA GATINEAU – La problématique touche l’ensemble de la province : de plus en plus de garages peinent à trouver des mécaniciens. Certaines offres d’emploi restent pendant des mois sans trouver preneur.

Dans la région, chez Équipements Maniwaki par exemple, on recherche des mécaniciens spécialisés en véhicules légers. «Idéalement, il nous en faudrait au moins deux, explique Marie-Josée Blais. On cherche depuis au moins un an. C’est plus difficile qu’avant. C’est pour ça qu’on fait en sorte que nos employés soient bien chez nous pour qu’ils restent.» Chez Sport Dault, «on recherche un mécanicien, un gars de pièce et un gars de service, explique Jocelyn Dault. Le problème est que certains suivent le cours seulement pour rallonger leur chômage, ils ne veulent pas vraiment en faire leur métier. On cherche à combler ces postes depuis un an».

Pour d’autres garages, le même problème pourrait se poser dans quelques années lorsque leurs mécaniciens prendront leur retraite pratiquement tous à la même période. Comme l’explique Serge Lacourcière, directeur du Centre de formation professionnelle de la Vallée-de-la-Gatineau (CFPVG), qui propose des formations en mécanique automobile et mécanique de véhicules légers, «dans la région la problématique se fait surtout sentir au niveau des véhicules légers. À Mont-Laurier, ça touche la mécanique automobile et les véhicules légers. Je reçois beaucoup d’appels de Mont-Laurier et même de l’Abitibi où il y a une grosse pénurie de mécaniciens dans les deux domaines. Ils nous envoient des offres d’emploi mais on n’a pas assez de monde dans nos classes pour les combler. À Mont-Laurier, un de nos anciens élèves est rentré à 15$ de l’heure alors qu’il venait juste de finir son cours et un mois plus tard le garage d’en face lui a donné deux dollars de plus de l’heure pour qu’il vienne travailler pour eux. Dernièrement, un concessionnaire automobile est venu rencontrer nos élèves».

Le taux de placement des deux formations offertes par le CFPVG en mécanique est de 100%. Les élèves des autres formations trouvent aussi facilement du travail après leurs études. «La formation professionnelle, c’est le chemin le plus court pour accéder au monde du travail avec une diplomation», insiste Serge Lacourcière. À noter que la prochaine cohorte en mécanique automobile du CFPVG débutera le 9 janvier 2018.