La façade du chalet # 1 au lac Mary dans la Forêt de l’Aigle.

Forêt de l’Aigle : Les trois chalets du Lac Mary vandalisés

CAYAMANT – Les malfaiteurs n’y sont pas allés de mainmorte. Les trois chalets du Lac Mary dans la Forêt de l’Aigle ont été vandalisés à un tel point qu’il en coûterait moins cher de les rebâtir que de les rénover. Ces actes sont récents et aucune plainte n’a encore été logée auprès de la Sûreté du Québec.

Les malfaiteurs sont repartis avec les portes, les fenêtres de la façade, du côté et de l’arrière des chalets, les brancards d’escalier, les poëles à bois, les lavabos, les douches, la coutellerie, etc.

Rappelons que La Gatineau avait réalisé un reportage sur le vandalisme au Pavillon du Black Rollway l’automne dernier. Le journal a été alerté par un lecteur qui passait par là la semaine dernière.

La Sûreté du Québec, à Gatineau, a confirmé n’avoir reçu aucune plainte au sujet de ces actes de vandalisme aux chalets 1, 2 et 3 du Lac Mary. Les malfaiteurs y ont mis toute la gomme. Ils sont repartis avec les fenêtres de façade, les portes, les brancards d’escaliers, les lavabos, les douches, les fenêtres des murs-arrière et de côté. Il semble bien qu’ils aient adopté le même mode d’opération pour les trois chalets.

Un bref historique

Rappelons que la Corporation de gestion de la Forêt de l’Aigle a dû céder ses biens sur la Forêt de l’Aigle étant incapable d’honorer ses dettes qui étaient, il y a cinq ans, estimées à 1,2 million $. Parmi les créanciers d’alors, on retrouvait Desjardins, Hydro-Québec et Revenu Québec. Le syndic de faillite Raymond, Chabot, Grant et Thornton avait mis la main sur les actifs de la Forêt de l’Aigle qui comprenaient le pavillon d’accueil, qui est une perte totale, quatre chalets et deux refuges.

Le sergent Marc Tessier de la Sûreté du Québec en Outaouais a confirmé, lundi, que l’enquête se poursuivait dans ce dossier. La SQ n’a aucun suspect et il n’y a donc pas eu d’arrestation dans ce dossier. Il a même ajouté qu’aucune plainte n’avait été reçue par la SQ concernant le vandalisme au trois chalets du Lac Mary.

«La municipalité de Cayamant a fait ce qu’il y avait à faire dans cette affaire. La surveillance des lieux relevait du syndic (Raymond, Chabot, Grant et Thornton). La municipalité a logé des plaintes à la SQ concernant les actes de vandalisme de l’automne dernier. Il devait y avoir de la surveillance des lieux. La municipalité de Cayamant, comme on le sait, a hérité de la coupe forestière dans la Forêt de l’Aigle. Elle n’était nullement responsable des infrastructures récréotouristiques sur ce territoire. Le syndic devait protéger les biens dans le but de les revendre», précise la préfète, Chantal Lamarche, qui était mairesse de Cayamant à l’époque.

Nicolas Malette, maire nouvellement élu à Cayamant, réserve ses commentaires à plus tard. Il veut en discuter avec les intervenants dans ce dossier avant de faire un commentaire public. Il a tout de même indiqué que la surveillance des lieux devait être effectuée par le syndic Raymond, Chabot, Grant et Thornton, rejoignant ainsi la position de la préfète Chantal Lamarche.

Le journaliste de La Gatineau a été escorté par un couple qui passait dans le secteur et qui connaissait la localisation exacte des trois chalets. Tout comme le journaliste, ils ont été à même de constater l’étendue des dégâts.

La Gatineau a logé un appel à M. Stanley Loiselle chez Raymond, Chabot, Grant et Thornton pour brosser un tableau de la situation et pour connaître les intentions de ce groupe face au vandalisme qui continue de se produire dans la Forêt de l’Aigle, dont le potentiel récréotouristique est abandonné. Au moment d’aller sous presse, il n’avait pas retourné notre appel.