Environnement : La majorité des lacs en bonne santé

LA GATINEAU – Les lacs du Québec sont-ils en bon état ? Dans la grande majorité des cas, oui, selon un reportage de Radio Canada qui précise cependant que «bon nombre d’entre eux, surtout dans le sud du Québec, sont amochés par les activités agricoles ou de villégiature».

Les experts évaluent l’état général des lacs en vérifiant notamment leur eutrophisation, c’est-à-dire leur fertilité. Ils le font en analysant la transparence de l’eau et en mesurant les concentrations de phosphore, de chlorophylle et de carbone organique dissous. L’eutrophisation est le processus d’enrichissement graduel d’un lac en éléments nutritifs. Les degrés de fertilité (de peu nourri à très nourri) sont les suivants : ultra-oligotrophe (très peu enrichi) ; oligotrophe (peu enrichi) ; oligo-mésotrophe (entre oligotrophe et mésotrophe) ; mésotrophe (moyennement enrichi) ; méso-eutrophe (entre mésotrophe et eutrophe) ; eutrophe et hyper-eutrophe (enrichi et très enrichi).

Radio Canada a établi une carte qui répertorie l’état de 665 lacs du sud du Québec, à partir des données du ministère du Développement durable et de l’Environnement du Québec. Les lacs eutrophes et hyper-eutrophes se trouvent surtout dans le sud du Québec. L’agriculture serait en grande partie responsable du mauvais état de ces plans d’eau. Les lacs en bon état sont ultra-oligotrophes, oligotrophes et oligo-mésotrophes.

Quelques lacs val-gatinois figurent sur la carte. Le petit lac du Castor blanc, le lac du Castor blanc, le lac Murray, le lac Long, sont répertoriés oligo-mésotrophes. Le grand lac des Cèdres et le petit lac des Cèdres, le lac Blue Sea, le lac 31-Milles, le lac Northfield, le lac Pemichangan, le lac Edja, le lac Paquin, le lac Perreault, le lac Cayamant, sont oligotrophes. Le grand lac Rond est ultra-oligotrophe.

Le reportage de Radio Canada explique que «l’agriculture, le développement urbain, la pisciculture, la villégiature, les activités industrielles et l’exploitation forestière sont parmi les principales causes de l’eutrophisation accélérée des lacs. Mais les changements climatiques ont aussi un rôle à jouer, selon les experts». Il ajoute que «mis à part l’eutrophisation, un autre phénomène est préoccupant, selon le ministère de l’Environnement : l’introduction et la prolifération de plantes aquatiques exotiques. Elles constituent une menace pour l’environnement et l’économie, toujours selon le ministère, car elles peuvent nuire à la faune et à la flore, et restreindre l’accès aux plans d’eau pour la pêche ou la baignade». Parmi ces plantes nuisibles, il y a notamment le myriophylle à épi. D’où l’importance de bien nettoyer les bateaux qui sont déplacés d’un lac à l’autre.