De gauche à droite : Lynn Whiteduck, secrétaire trésorière du conseil d’administration du Centre amitié ; Johanne Ottawa, vice-présidente ; Céline Thusky, administratrice ; Norm Odjick, président ; Charlotte Commanda, directrice ; la députée-ministre Stéphanie Vallée.

Centre amitié autochtone de Maniwaki : Relocalisation rue Laurier

MANIWAKI – D’ici décembre-janvier, le Centre amitié autochtone de Maniwaki, actuellement situé rue Principale Nord, déménagera rue Laurier, dans le bâtiment occupé par Imprimerie Maniwaki. Cela permettra à l’organisme d’avoir des locaux mieux adaptés pour offrir ses services, plus grands et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Ce déménagement est rendu possible grâce à une subvention de 372 000 $, en vertu de l’aide aux Autochtones en milieu urbain, volet Infrastructures, du Fonds d’initiatives autochtones III. Elle a été annoncée lundi 13 novembre par la députée-ministre Stéphanie Vallée, à l’occasion d’une conférence de presse, et permettra de financer le déménagement ainsi que les rénovations nécessaires pour le nouveau Centre.

Inauguré en septembre 2016, le Centre amitié autochtone de Maniwaki compte déjà 200 membres. Il est fréquenté sur une base régulière par des dizaines de jeunes et fait face à une demande croissante de la part d’adultes, notamment pour des services psychosociaux. Pour répondre aux besoins de ces différentes clientèles, le Centre doit déménager dans un endroit plus spacieux et culturellement adapté. Pour ce qui est d’Imprimerie Maniwaki, la boutique déménagera rue des Oblats, à la place du Loto Pub.

Comme l’explique Norm Odjick, directeur du Conseil tribal de la nation algonquine et président du conseil d’administration du Centre amitié autochtone de Maniwaki, «récemment, nous avons reçu des bonnes nouvelles. Il y a cette aide et notre financement de base a été approuvé pour les cinq prochaines années. Grâce à cela, on va pouvoir continuer notre programmation et ajouter de nouvelles activités. Par exemple, dans la nouvelle bâtisse on va installer une cuisine commerciale. Aussi, jusqu’à maintenant on visait surtout les jeunes mais on veut regarder comment on peut aider les adultes. Également, au nouvel emplacement on aura les bureaux nécessaires pour ajouter des nouveaux services».

«Le succès immédiat du Centre est une preuve tangible du besoin des familles et enfants des communautés autochtones vivant sur le territoire de la Vallée-de-la-Gatineau et il démontre également que l’offre de services est adaptée aux réalités de la clientèle, a déclaré la députée-ministre Stéphanie Vallée. Les jeunes participent activement aux activités. Le Centre est déjà un lieu de référence pour l’ensemble de la région, et je m’en réjouis.»

Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones, se dit «heureux de constater que le soutien mis en place par l’enveloppe de services directs d’aide aux Autochtones en milieu urbain porte ses fruits : les activités culturelles et les services d’accompagnement offerts par le Centre semblent plus qu’appréciés par les membres de la communauté autochtone urbaine. Le nouveau bâtiment permettra au Centre d’amitié autochtone de mieux répondre aux besoins de sa clientèle, et ce, par des espaces fonctionnels et harmonieux».

Quelques chiffres

Entre 2006 et 2011, Maniwaki a connu une augmentation de 59% de la population autochtone. En 2011, celle-ci représentait près de 27% de la population totale. Environ 35% vivent dans des logements ayant cinq occupants ; 90% des inscriptions au programme d’éducation des adultes sont des Premières Nations ; plus de 90% parlent l’anglais et moins de 5% parlent le français. En 2011, la population autochtone à Maniwaki connaissait un taux de chômage de 20%.

Les priorités du Centre amitié autochtone sont d’améliorer l’accès et l’offre de services en anglais pour les Autochtones ; augmenter l’accès aux logements pour la population autochtone ; offrir des formations en sécurisation culturelle dans les services publics offerts à Maniwaki ; diversifier les services et les ressources pour les jeunes Autochtones ; développer des services de proximité afin d’augmenter l’accès aux services de santé, aux services sociaux, à de la formation et à des mesures d’employabilité pour les Autochtones de Maniwaki ; développer une approche d’intervention novatrice et spécifique pour les Autochtones de Maniwaki en santé mentale.